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Utiliser la nature pour la protéger, la passion d'une teinturière du Kamouraska

Dans son atelier, Dahlia Milon tient un morceau de tissu de couleur indigo.

Dahlia Milon est une teinturière du Kamouraska qui se spécialise en teinture végétale.

Photo : Radio-Canada / Jennifer Boudreau

Radio-Canada

En plein cœur de l'hiver, l'odeur des fleurs est pourtant bien présente dans l'atelier de Dahlia Milon. La teinturière se spécialise en teinture végétale, un savoir-faire qui lui permet d'allier la nature et la création de manière écologique.

Sur le rang Mississipi à Saint-Germain-de-Kamouraska, Dahlia Milon cultive un jardin de plantes tinctoriales qui lui servent notamment à teindre des serviettes de tables, des foulards en soi et de la laine.

Dans un grand chaudron rempli de vapeur se trouve un morceau de tissus entortillé dans de la corde.

Dahlia Milon utilise les techniques du shibori et les impressions botaniques de fleurs ou de feuilles cuites à la vapeur.

Photo : Radio-Canada / Jennifer Boudreau

La teinturière explique avoir entre autres des plans d'indigotier pour la couleur bleu, des plans de gaude pour la couleur jaune, des cosmos sulfureux pour l'orangé ainsi que des garances dont la racine produit la couleur rouge.

Le défi? C'est d'aller cultiver ce qui est plus difficile à trouver à l'état sauvage, indique-t-elle.

Dahlia Milon utilise plusieurs techniques pour teindre ses produits, comme le shibori, une technique de pliage japonais, et les impressions botaniques de fleurs ou de feuilles cuites à la vapeur.

Une alternative écologique

L'artisane estime que la teinture industrielle est nuisible à l'environnement, notamment parce que la teinture chimique est un dérivé du pétrole.

Selon Dahlia Milon, la teinture végétale locale représente donc une alternative beaucoup plus écologique.

« La nature, on peut travailler en concert avec elle dans nos créations. Ce n'est pas quelque chose qui est séparé de nous. »

— Une citation de  Dahlia Milon, teinturière à Saint-Germain-de-Kamouraska
Des pots massons sont remplis de fleurs séchées.

Des plantes et des fleurs cultivées ou cueillies par Dahlia Milon

Photo : Radio-Canada / Jennifer Boudreau

Par ailleurs, elle espère que des fileurs de laine puissent éventuellement s'installer au Bas-Saint-Laurent.

Qu'on aille des champs de lin, des champs de chanvre, qu'on aille des usines et des filatures pour transformer cette matière-là, souhaite Dahlia Milon. On l'a déjà eu et on ne l'a plus maintenant.

Vivre selon les saisons

L'été, la teinturière se concentre sur la préparation de la matière première, soit la plantation et la récolte de ses jardins.

Puis l'hiver, j'entre en mode création de teinture, ajoute-t-elle.

« Ça me permet d'avoir une poésie dans mon quotidien. Comme là, on est l'hiver, il fait froid. Moi, quand je travaille en ce moment, je sens les fleurs! »

— Une citation de  Dahlia Milon, teinturière à Saint-Germain-de-Kamouraska
Un jardin de fleurs en été.

L'été, Dahlia Milon se concentre sur la cultivation de ses jardins, tandis que l'hiver est pour elle une période de création.

Photo : Gracieuseté Dahlia Milon

Pour moi, c'est un mode de vie, déclare la teinturière. J'ai toujours passé ma vie l'été dehors, à travailler fort physiquement et l'hiver, à créer.

Pour Dahlia Milon, il est aussi important de pouvoir créer un lien avec son environnement et son territoire tout en apprenant à connaître les plantes qui nous entourent. La teinturière offre d'ailleurs des ateliers sur les techniques de teinture végétale.

Avec les informations de Jennifer Boudreau

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