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Les infirmières sont insultées par l'offre de Québec, dit la FSQ-CSQ

Une infirmière travaille aux soins intensifs dans un hôpital.

La FSQ-CSQ affirme que le gouvernement ne tente pas d'améliorer les conditions de travail de ses membres.

Photo :  CBC / Evan Mitsui

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2021 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Après avoir rejeté l’offre gouvernementale pour le renouvellement de la convention collective, la Fédération de la Santé du Québec (FSQ) a fait état dimanche du mécontentement palpable au sein de ses membres.

Affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), la FSQ, qui représente 5000 infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes, estime que le gouvernement ignore le problème de fond que vit le personnel de la santé en ne garantissant aucune amélioration réelle des conditions de travail.

« C'est bien beau d'annoncer la création de postes à temps complet, mais aussi longtemps que l'on n'améliorera pas les conditions de travail, il n'y aura personne pour occuper ces postes. »

— Une citation de  FSQ-CSQ

Plutôt que d’essayer de corriger la situation actuelle, qui cause l'épuisement et la détresse du personnel, le gouvernement propose des primes si on accepte de continuer à endurer l'insupportable, affirme le syndicat par communiqué.

Selon la proposition présentée le 21 janvier dernier, ces primes ne seront accordées qu'au personnel qui répond à certains critères arbitraires bien précis, précise la FSQ-CSQ.

Malgré la grogne, le temps n'est pas encore venu d'envisager des moyens de pression, a indiqué à La Presse canadienne, la présidente de la CSQ, Sonia Éthier.

On n'en est pas là, a-t-elle dit. Aujourd'hui, ce qu'on veut dire publiquement, c'est que l'offre du gouvernement qui a été faite à la FSQ est inacceptable.

Les gens sont très fâchés de l'offre du gouvernement et ça ne réglera en rien les problèmes qu'il y a dans le réseau de la santé, a-t-elle ajouté.

Le fardeau des tâches

Aux yeux de la présidente de la FSQ-CSQ, Claire Montour, les négociations ont pris trop de temps, même en prenant compte des contraintes posées par la crise sanitaire. En 16 mois, illustre-t-elle, on n'a même pas réglé un seul article.

Selon Mme Montour, les négociations achoppent notamment sur les ratios patients-infirmière et sur la charge de travail qui pèse sur les infirmières.

Tous les jours, on voit dans les réseaux sociaux et dans les médias quelqu'un qui pleure de ses conditions de travail, qui démissionne, souligne-t-elle.

« Qu'on ne veuille pas discuter du fardeau des tâches, des moyens à prendre et des mécanismes à mettre en place? Comment peut-on ne pas en parler et trouver des solutions dans la convention collective? »

— Une citation de  Claire Montour, présidente de la FSQ-CSQ

La présidente la FSQ-CSQ trouve gênant que le gouvernement Legault demande des concessions aux membres du syndicat alors que ceux-ci n'ont même pas eu le droit d'avoir des vacances.

Mme Montour appelle également le gouvernement à tenir compte du temps partiel, une voie qu'empruntent de plus en plus de membres du personnel soignant représenté par la FSQ-CSQ afin de trouver un équilibre entre le travail et la vie familiale.

Le gouvernement ne semble pas vouloir comprendre [...] que les postes à temps partiel sont le moyen que plusieurs travailleurs et travailleuses ont trouvé pour sauver leur peau dans le contexte actuel, a déclaré Mme Montour, qui plaide pour que des primes soient aussi accordées aux employés à temps partiel.

Examen de conscience demandé

Le syndicat critique également une série de mesures sur lesquelles les représentants syndicaux n'auront pas droit de regard puisqu’elles ne seront pas assujetties à la convention collective. Ces mesures portent notamment sur la composition des équipes de soins en CHSLD et sur la main-d'œuvre indépendante.

La FSQ-CSQ invite donc le premier ministre François Legault et la présidente du Conseil du Trésor Sonia LeBel à se livrer à un examen de conscience et à faire des propositions qui feront une vraie différence dans les milieux de travail et amélioreront les conditions de travail.

Nous ne voulons rien de plus, mais pas moins que ça, et c'est sur cette base que les négociations doivent reprendre, conclut le syndicat.

Selon Claire Montour, le syndicat a établi des pistes de solution. Et ça presse pour les mettre en place! insiste-t-elle.

Après la pandémie dans le réseau de la santé, on aura beaucoup de travail à faire, mais le personnel est à terre. Il n'en peut plus! a-t-elle conclu avec émotion.

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