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Manque de pharmaciens dans le réseau public de la santé

Des pilules provenant d'un flacon reposent dans la main d'un pharmacien.

Des pilules reposent dans la main d'un pharmacien.

Photo : Reuters / Chris Wattie

Radio-Canada

Les pharmaciens se font rares dans les établissements de santé.

C’est ce que révèle une récente enquête dont les résultats ont été dévoilés lundi matin.

Selon ce document de l’Association des pharmaciens des établissements de santé du Québec, le problème est particulièrement criant dans la région.

En date du 1er avril 2020, chez les pharmaciens, 12 postes à temps complet sur 50 n’étaient pas comblés dans les installations du Centre intégré universitaire de santé et de services sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean, ce qui correspond à un ratio de 24 % d’emplois inoccupés.

À titre de comparaison, à l’échelle du Québec, le taux se chiffrait plutôt à 19 %.

Une pharmacienne prend des notes à propos d'un médicament.

Une pharmacienne prend des notes à propos d'un médicament.

Photo : iStock

Ces données font sourciller la directrice générale de l’A.P.E.S., Linda Vaillant.

Elle fait valoir que les pharmaciens jouent des rôles cruciaux dans les établissements de santé, tout particulièrement dans les centres d’hébergement et de soins de longue durée.

Les pharmaciens font le tour des médicaments pris par les patients pour voir s’ils sont tous utiles. Ils se demandent si certains d’entre eux entraînent plus de risques que de bénéfices et s’il est possible d’en retirer quelques-uns [des piluliers des usagers], explique-t-elle.

Elle ajoute que quand de tels tris sont effectués sur une base épisodique, des événements fâcheux peuvent être évités.

D'après Mme Vaillant, quand la médication d’un patient est inadéquate, il peut, par exemple, subir des étourdissements, chuter et s’infliger une fracture.

Un problème de rémunération

S’il faut en croire Linda Vaillant, ce n’est pas un hasard si peu de futurs pharmaciens entretiennent le désir d’aller pratiquer dans les établissements de santé.

Elle précise que leur réticence est souvent liée à l’enjeu de la rémunération qui, à son avis, n’est ni concurrentielle ni prévisible.

Mme Vaillant soutient que le salaire des pharmaciens des établissements de santé du Québec repose largement sur des mesures gouvernementales temporaires susceptibles d’être éliminées d’une ronde de négociations à une autre.

Elle espère qu’elles pourront être pérennisées au moment du renouvellement de leur convention collective.

Le contrat de travail liant les pharmaciens des établissements de santé du Québec et le gouvernement provincial est arrivé à échéance le 31 mars 2020.

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