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Le programme des plaques porte-clés des Amputés de guerre a 75 ans

Des plaques porte-clés de l'Association des amputés de guerre.

Des plaques porte-clés de l'Association des Amputés de guerre.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le programme des plaques porte-clés des Amputés de guerre a 75 ans. Il permet d’amasser des fonds qui sont utilisés pour venir en aide aux personnes amputées.

Le programme offre des prothèses et du soutien à des milliers de personnes à travers le Canada. Une aide impensable sans l’apport de ses participants.

Grâce aux dons que les gens envoient au service des plaques porte-clés, nous allons défrayer les prothèses dont les jeunes ont besoin et que le gouvernement défraie pas. À travers l’aide morale, on apporte du support aux familles ou aux enfants amputés que ce soit pour accepter leur amputation, que ce soit pour des familles aux prises avec un enfant nouvellement amputé avec les craintes et les peurs qui s’y rattachent, explique le directeur du programme, Louis Bourassa.

Amilie Trépanier, 19 ans, reçoit l’aide de l’organisme depuis qu’elle est toute petite. Elle est née avec une malformation congénitale à la jambe droite et a appris à marcher avec une prothèse.

Une jeune femme vêtue d'un manteau et d'une tuque en entrevue à Radio-Canada devant un rond de glace.

Amilie Trépanier, 19 ans, reçoit l’aide des Amputés de guerre depuis qu’elle est toute petite.

Photo : Radio-Canada

À ma naissance, mes parents ont eu à faire un choix, soit de me faire subir plusieurs opérations pour sauver ma jambe ou de m’amputer à l’âge de 15 mois. Ils ont choisi de m’amputer.

Une citation de :Amilie Trépanier

Elle n’avait pas de tendon d’Achille, il lui manquait des os dans la jambe et le pied et elle n’avait que trois orteils. J’ai été appareillée à l’âge de 18 mois. Je marche comme quelqu’un qui a ses deux jambes, je fais tous les sports possibles, ça ne m’a jamais arrêtée, poursuit-elle.

Mais ce positivisme, Amilie ne l’a pas toujours eu. Elle a été victime d’intimidation au primaire et au secondaire.

En secondaire 1, j’ai décidé d’aller au Séminaire parce que l’intimidation était rendue à m’affecter. Je n’avais plus confiance en moi, mes prothèses étaient rendues beiges, j’essayais de les cacher. J’ai été au Séminaire à mes 12-13 ans et ma confiance a augmenté. […] J’ai pu voir que c’était normal et que j’étais pas toute seule.

Des prothèses colorées de jambe droite sur la neige.

Amilie Trépanier possède des prothèses... de toutes les couleurs!

Photo : Radio-Canada

Les Amputés de guerre sont venus jusqu’ici en aide à plus de 15 000 personnes au pays depuis leur création il y a 103 ans. Il est possible d’appuyer la cause en commandant son propre porte-clés sur le site internet de l’Association.

Je dis souvent que c’est grâce aux Amputés de guerre que je vis une vie heureuse et épanouie. Mais c’est vraiment grâce aux donateurs! Si je peux donner un conseil, ça serait de vivre sans limites… Aucune différence ne doit arrêter quelqu’un, lance la jeune femme.

D’après le reportage de Gabriel Gagnon

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