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Des chambres d’hôtel pour combler les besoins en itinérance à Sept-Îles

Deux personnes marchent dans la rue en hiver.

Deux chambres d'hôtel pourront être utilisées par les organismes communautaires jusqu'au printemps (archives).

Photo : Radio-Canada / Carl Boivin

Radio-Canada

Les aléas de la pandémie de COVID-19 ont mené un organisme qui accompagne les personnes en situation d’itinérance à Sept-Îles à offrir de l'hébergement supplémentaire dans un hôtel de la ville.

Lorsque le couvre-feu est entré en vigueur au Québec le 9 janvier dernier, l’organisme Transit Sept-Îles a mis à la disposition de sa clientèle deux chambres dans un hôtel.

Le directeur du Transit à Sept-Îles, David Leboeuf, explique que cette offre venait répondre à un besoin bien présent, même une fois le couvre-feu levé pour les personnes en situation d'itinérance.

On était à pleine capacité. On a eu beaucoup de roulement. Aussitôt qu’il y avait des personnes qui partaient, il y en a d’autres qui attendaient pour rentrer, souligne M. Leboeuf.

Un lieu de transition

De plus, Transit Sept-Îles exige des gens qui demandent à être admis chez eux qu'ils passent un test de dépistage à la COVID-19 et présentent un résultat négatif.

En attendant le résultat de leur test, les gens peuvent loger dans ces unités offertes à l'hôtel.

Dû au coronavirus, on doit demander aux gens un test négatif donc on envoie les gens à l’hôtel, nourris et logés, jusqu’à ce qu’ils passent le test, puis on les garde à Transit Sept-Îles.

Une citation de :David Leboeuf, directeur du Transit à Sept-Îles
David Leboeuf en entrevue avec Radio-Canada à Sept-Îles.

David Leboeuf est directeur du Transit de Sept-Îles.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Ces unités sont également utilisées pour des besoins en hébergement de courtes durées, comme des situations où on sait que la personne va pouvoir réintégrer son logement, des situations de violence conjugale, de chicanes de colocataires, de détresse psychologique, des situations où une personne a des idées noires et a besoin d’encadrement, énumère M. Leboeuf.

Un appui à la maison des femmes

De plus, ces chambres d’hôtel sont indispensables pour la Maison des femmes de Sept-Îles, qui a une capacité d’hébergement réduite en raison de la pandémie.

L'organisme qui peut habituellement accueillir 10 femmes à la fois ne peut plus en accueillir que la moitié étant donné que les chambres ne peuvent plus être partagées.

Les ressources du Transit sont donc sollicitées depuis le début de la pandémie, indique la coordonnatrice à la Maison des femmes de Sept-Îles, Martine Girard.

On ne peut plus mettre deux femmes dans la même chambre pour respecter les mesures sanitaires. Donc ça nous est arrivé de demander la collaboration de David [du Transit] en attendant qu’une chambre se libère, raconte Mme Girard.

Martine Girard en entrevue avec Radio-Canada à Sept-Îles.

Martine Girard est coordonnatrice de la maison des femmes de Sept-Îles.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Par ailleurs, la campagne de sensibilisation menée pour encourager les femmes à dénoncer la violence conjugale malgré le confinement a porté ses fruits et la demande a explosé.

Dans le dernier mois, ça bouge, ça rentre, ça sort, on a beaucoup de demandes. Ce lieu-là [les chambres d’hôtel] peut nous dépanner.

Une citation de :Martine Girard, coordonnatrice de la Maison des femmes de Sept-Îles

Nous, une femme qui vit de la violence conjugale et qui est en danger on ne refuse pas ça. Il faut trouver une solution pour s’assurer qu’elle est en sécurité. C’est ça la priorité de notre organisme, indique la coordonnatrice.

Les chambres d'hôtel sont financées par des fonds du gouvernement fédéral et elles resteront à la disposition des personnes dans le besoin au moins jusqu’au printemps.

D'après un reportage de Laurence Royer avec des informations de Marc-Antoine Mageau

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