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Éclosion de COVID-19 majeure à la prison de Bordeaux

Un long corridor avec des cellules de chaque côté dont toutes les portes sont fermées.

En raison d'une éclosion de COVID-19, les détenus d'une vingtaine de secteurs de la prison de Bordeaux sont actuellement confinés dans leur cellule 24 heures sur 24.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La prison de Bordeaux, à Montréal, est aux prises avec une éclosion importante de COVID-19 parmi les détenus et les employés.

En une semaine, le nombre de cas chez les 950 prisonniers que compte l’établissement est passé de 6 à 94.

De leur côté, 17 employés ont été déclarés positifs à la COVID-19 et une cinquantaine sont en retrait préventif.

Pour tenter de limiter la propagation du virus, les détenus d'une vingtaine de secteurs sont désormais confinés dans leur cellule 24 heures sur 24, dans des conditions peu enviables.

Certains n'ont pas pu prendre de douche depuis dimanche dernier. Et selon des proches des détenus, le moral des confinés est au plus bas.

Mon conjoint, c'est quelqu'un qui est très fort mentalement et lors de son appel il y a deux jours, j'ai senti vraiment qu'il était au bout du rouleau, que ça n’avait aucun sens ce qu'il vivait.

Vicky Maisonneuve, conjointe d'un détenu
Un contenu vidéo est disponible pour cet article

Préoccupations syndicales

Pour éviter ce traitement difficile, les détenus tentent de dissimuler leurs symptômes quand ils en ont ou refusent de passer un test de dépistage, ce qui favorise la propagation de la maladie à l’intérieur des murs de l’établissement, chez les prisonniers, mais aussi chez le personnel.

La situation préoccupe le président du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec, qui souligne que la prison pourrait connaître de sérieuses difficultés si la situation s’aggravait, en raison du taux d'absentéisme élevé des employés et de la pénurie de personnel en général.

La grande différence avec le milieu de la santé, c'est que nous, les agents, on a à circuler dans l'ensemble de l'établissement pour porter main-forte à d'autres secteurs quand il y a des événements, des soulèvements, des tensions, de la désobéissance. C'est clair qu'on doit avoir du back-up.

Mathieu Lavoie, président national du Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec

Actuellement, des cas de COVID-19 sont également signalés chez des détenus dans les prisons provinciales de Rivière-des-Prairies et de Saint-Jérôme, mais dans une proportion nettement moindre.

D'après un reportage de Marie-Isabelle Rochon

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