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Un nouveau pas pour prolonger l'assurance-emploi en cas de maladie grave

Émilie Sansfaçon et Marie-Hélène Dubé. En arrière-plan, des élus des divers partis d'opposition.

Émilie Sansfaçon et Marie-Hélène Dubé étaient allées à Ottawa plaider leur cause en décembre 2019. En plus du premier ministre Trudeau, elles avaient rencontré des élus des divers partis d'opposition (archives).

Photo : collaboration Marie-Hélène Dubé

Le Bloc québécois a déposé jeudi son projet de loi visant à faire passer de 15 à 50 le nombre de semaines durant lesquelles il est possible de recevoir des prestations de maladie de l’assurance-emploi. Le Bloc espère ainsi rajeunir une mesure qui date de 1971.

Le Bloc a baptisé ce projet de loi Émilie Sansfaçon, en hommage à cette jeune mère de 31 ans, morte d'un cancer en 2020, qui a consacré les derniers mois de sa vie à cette réforme.

Pour la Louperivoise d’origine Marie-Hélène Dubé, qui a lutté aux côtés d'Émilie Sansfaçon et traversé elle-même trois épisodes de cancer, c’est une étape de plus dans un processus qui s’éternise.

Le problème, c’est que le dossier est traité de façon épisodique, constate la fondatrice de la campagne 15 semaines ce n'est pas assez, lancée en 2009 pour réclamer la prolongation des prestations d’assurance-emploi pour maladie grave.

Il ne faudrait pas lâcher le morceau, poursuit Mme Dubé, qui estime que les personnes malades ont été mises de côté pendant la pandémie.

On a aidé à peu près tout le monde pendant la pandémie, à l'exception des malades. Ces gens-là sont vraiment en difficulté.

Une citation de :Marie-Hélène Dubé, fondatrice de la campagne 15 semaines

Les proches aidants eux, ont droit à 26 semaines. C’est aberrant, déplore-t-elle.

Mme Dubé dit recevoir beaucoup de lettres de gens désespérés. Certaines personnes qui travaillaient et payaient leurs impôts se retrouvent sur l'aide sociale et n’arrivent plus à en sortir. Elles ont droit à leur dignité elles aussi, souligne-t-elle.

En décembre 2019, les deux jeunes femmes ont pu rencontrer le premier ministre.

Justin Trudeau nous avait promis que ce serait révisé. Puis, la COVID est arrivée. C’était la raison parfaite pour oublier ça.

Une citation de :Marie-Hélène Dubé, fondatrice de la campagne 15 semaines
Émilie Sanfaçon et Marie-Hélène Dubé en compagnie du premier ministre Justin Trudeau

Émilie Sansfaçon et Marie-Hélène Dubé en compagnie du premier ministre Justin Trudeau (archives).

Photo : collaboration Marie-Hélène Dubé

La beauté d’un gouvernement minoritaire

Il y a un an, tous les partis d'opposition à la Chambre des communes avaient voté en faveur d'une motion en ce sens, présentée par le Bloc québécois, rappelle le député fédéral de Rimouski-Neigette–Témiscouata–Les Basques, Maxime Blanchette-Joncas.

Avant les Fêtes, nous avons déposé une autre motion. Une fois de plus, nous avons obtenu l’appui unanime des partis d’opposition. Franchement, on ne pensait pas que le Parti conservateur allait nous appuyer, s’étonne le député.

Maxime Blanchette-Joncas

Le député de Rimouski-Neigette–Témiscouata–Les Basques, Maxime Blanchette-Joncas (archives).

Photo : bernard thibodeau, hoc-cdc, 202 / Bernard Thibodeau

Si tous les élus de l’opposition votaient encore une fois en faveur de notre projet de loi, on aurait la majorité. Le Parti libéral pourrait refuser et déclencher des élections, ce qui serait étonnant, estime le bloquiste.

C’est la beauté d’un gouvernement minoritaire. Ça veut dire que les partis d’opposition sont capables de se rallier et de faire avancer des dossiers.

Une citation de :Maxime Blanchette-Joncas, député fédéral de Rimouski-Neigette–Témiscouata–Les Basques

Il rappelle que sept projets de loi ont été déposés en ce sens, mais n'ont jamais abouti.

Pourtant, citant l'exemple des mesures adoptées pour atténuer les effets de la pandémie, il fait valoir que le gouvernement est capable de bouger rapidement.

Le député admet cependant que le gouvernement s’était montré favorable à une augmentation du nombre de semaines jusqu’à 26, mais il juge cette concession insuffisante.

De plus, M. Blanchette-Joncas se dit convaincu que le projet de loi est fortement appuyé par la population.

Pour sa part, Marie-Hélène Dubé mentionne que les gens peuvent encore participer à la campagne 15 semaines ce n'est pas assez en signant la pétition.

Les élus reçoivent une lettre à chaque fois pour leur rappeler que ce n’est toujours pas réglé. On a déjà 600 000 signatures mais on dirait bien que ça ne suffit pas, avance la Louperivoise.

Il a été impossible jusqu'ici de joindre la députée fédérale Diane Lebouthillier.

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