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Un test pour détecter le variant britannique de la COVID-19 dans les eaux usées

Une femme travaille devant un écran d'ordinateur dans un laboratoire de l'Institut de recherche du CHEO.

Selon des scientifiques de l’Institut de recherche du CHEO, il s'agit du premier test au pays capable de détecter le variant britannique dans des eaux usées.

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

Radio-Canada

Des chercheurs d’Ottawa affirment être les premiers au pays à développer un test qui permet de détecter le variant britannique de la COVID-19 dans des eaux usées après l’avoir repéré dans un échantillon à Barrie, en Ontario.

Des experts partout au pays testent des eaux usées à la recherche de traces du SRAS-CoV-2. Beaucoup de personnes infectées excrètent le virus par leurs selles, même si elles n’ont pas de symptômes.

L’équipe de l’Institut de recherche du Centre hospitalier pour enfants de l’est de l’Ontario (CHEO) soutient que c’est la première fois que le variant provenant du Royaume-Uni est détecté dans un échantillon d’eaux usées.

Les scientifiques, nous avons très peu de moments eurêka et je suppose que c’est l’un d’eux, lance Tyson Graber, chercheur associé et co-chercheur principal du projet.

Le bureau de santé du district de Muskoka-Simcoe a confirmé la présence du variant britannique dans un échantillon d’eaux usées de Barrie en Ontario. La découverte est survenue en janvier dernier dans six échantillons de résidents d'un foyer de soins de longue durée.

Le test peut détecter le variant britannique, mais pas ceux provenant de l’Afrique du Sud et du Brésil. Les chercheurs s'affairent à développer un test des eaux usées pour ces deux autres souches, indique M. Graber.

Tysor Graber dans un laboratoire devant la caméra.

Tyson Graber est chercheur associé et co-chercheur principal du projet de surveillance des eaux usées.

Photo : Radio-Canada / Francis Ferland

L’équipe a rencontré l’Agence de la santé publique du Canada par l’intermédiaire du Laboratoire national de microbiologie à Winnipeg de façon hebdomadaire.

Quant à Ottawa, M. Graber souligne que les données les plus récentes datant de la mi-janvier ne démontrent pas la présence du variant dans les eaux usées de la ville pour le moment. Des résultats de tests effectués vendredi sont toujours attendus.

Notre dossier : La COVID-19 en Ontario

Un test à partager

À l’heure actuelle, on ignore toujours la sensibilité du test. M. Graber explique qu’il faudra possiblement attendre jusqu’à 100 cas à Ottawa avant que les chercheurs puissent affirmer avec confiance qu’il y a une détection grâce à ce test des eaux usées.

Ces derniers tentent de corréler le nombre de cas dans les zones étudiées avec le signal dans les eaux usées, mais pour le moment, ils ignorent comment le faire.

M. Graber ajoute que l’arrivée du variant rendra la tâche encore plus difficile.

L'expert soutient également que les résultats de la recherche seront partagés avec des laboratoires partout dans le monde.

Des données pour guider les autorités de santé publique

Les données recueillies grâce à ce test pourraient guider les décisions de Santé publique Ottawa (SPO), notamment quand vient le temps de choisir si les restrictions doivent être resserrées ou assouplies, fait valoir M. Graber.

Le test pourrait aussi contribuer à retarder l’entrée du variant contagieux dans la communauté, selon lui.

Je pense qu’en ce moment [ce] n’est pas une question de savoir si ça va arriver. C’est une question de quand, et le plus tôt nous pouvons avoir cette information entre les mains des autorités de santé publique, le mieux c’est, dit-il.

Avec les informations de CBC

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