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La Vie au Max remet 3500 $ pour la prévention du suicide

Un homme pose avec une planche à découper en bois, souriant.

Éric Quesnel a lancé cet organisme après le suicide de son fils.

Photo : Radio-Canada / Désiré Kafunda

Désiré Kafunda

Un chèque d’un montant de 3500 $ a été remis au Centre de prévention du suicide de Rouyn-Noranda. Il s’agit du premier montant que le projet citoyen La Vie au Max verse au centre pour aider à la prévention du suicide en Abitibi-Témiscamingue.

La Vie au Max a vu le jour à la suite du suicide de Maxime-Olivier Quesnel, un jeune de la région. Son père, Éric Quesnel, est l’un des fondateurs de cette organisation. Il raconte ce qui a été pour lui le point de départ du projet.

En septembre 2018, mon garçon s'est suicidé. La mère d’un de ses meilleurs amis, qui est artisane dans la région, a fait une collection de laine. Elle nous a demandé si elle pouvait l'appeler La Vie au Max pour mon garçon qui s'appelait Maxime-Olivier. Évidemment, on a accepté. "Elle nous a dit chaque écheveau de laine que je vais vendre je vais donner 5 $ à la prévention du suicide", explique-t-il.

Son père, Daniel Bélanger, a trouvé l’idée très bonne. Lui, il est artisan, il travaille le bois. Donc il a dit "je vais faire des planches à découper. Tout ce que je vais vendre je vais donner les profits à la prévention du suicide", ajoute M. Quesnel.

Un homme pose avec une planche à découper en bois.

Daniel Bélanger a confectionné les planches pour l'organisme.

Photo : Radio-Canada / Désiré Kafunda

La vie au Max est composée de bénévoles qui se sont mobilisés pour amasser des fonds pour la prévention du suicide. Ces dernières semaines, ce sont des planches de bois qui ont été mises en vente.

Daniel Bélanger, l’artisan derrière les planches, est convaincu que La Vie au Max peut faire une grosse différence. J’espère juste que je ne vais plus vivre ce que mon petit-fils a vécu. Lui qui était le grand ami de Maxime-Olivier, souligne-t-il.

Le projet a fait boule de neige et les planches sont désormais vendues dans de nombreux commerces de la région. Les entreprises impliquées dans le projet le font gratuitement.

Si cet argent-là fait que ça évite juste à une personne de se suicider, mon fils ne sera pas mort pour rien.

Une citation de :Éric Quesnel, cofondateur La Vie au Max

Un travail de groupe

Le Centre de prévention nationale du suicide a reçu le don à titre de représentant des huit organismes en prévention du suicide de l’Abitibi-Témiscamingue.

D’avoir des projets comme ça, des sous qui arrivent comme ça pour nos projets régionaux, ça nous permet de développer des choses en prévention [...] La Vie au Max va nous permettre de trouver d'autres moyens de rejoindre soit des jeunes ou la population pour faire de la prévention, explique la directrice du Centre de prévention du suicide de Rouyn-Noranda, Brigitte Laliberté.

Une femme pose en tentant une planche de cribble, souriante.

Brigitte Laliberté, directrice générale du Centre de prévention du suicide de Rouyn-Noranda

Photo : Radio-Canada / Désiré Kafunda

La semaine de prévention du suicide se poursuit jusqu’au 6 février.

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