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Antony Auclair, la fierté de Notre-Dame-des-Pins

Antony Auclair a un bras autour de chacun de ses deux parents.

Antony Auclair et ses parents, Julien Auclair et Marie-Andrée Quirion

Photo : Radio-Canada / Pascal Ratthé

À la veille du match du Super Bowl, un important bastion de partisans des Buccaneers trépigne d’impatience, quelques milliers de kilomètres au nord de Tampa Bay. À Notre-Dame-des-Pins, en Beauce, la présence du héros local Antony Auclair à la grande valse du football ne laisse personne indifférent.

Accrochée au panneau d’un petit centre commercial, le long de la route 173, la banderole est bien en vue pour les automobilistes. Notre-Dames-des-Pins et toute la Beauce supportent Antony Auclair. Go Antony, peut-on lire en grosses lettres.

Dans la municipalité de quelque 1700 habitants, tout le monde a vu grandir l’ailier rapproché.

Ses parents sont tous deux de Notre-Dame. Autant les plus vieux que les plus jeunes, on a un lien tissé serré avec Antony, explique la mairesse Lyne Bourque, brandissant fièrement son masque des Buccaneers de Tampa Bay autographié par Antony Auclair.

Une affiche sur le bord de la route où est écrit «Notre-Dames-des-Pins et toute la Beauce supportent Antony Auclair. Go Antony»

Les succès d'Antony Auclair ne passent pas inaperçus à Notre-Dame-des-Pins.

Photo : Radio-Canada / Guillaume Piedboeuf

La présence d’un petit gars de la Beauce de 1m98 et 116 kg au Super Bowl est une immense fierté, lance-t-elle

Quelques rues plus loin, la mère d’Antony abonde dans le même sens. À la polyvalente de Beauceville, où Marie-Andrée Quirion enseigne le français, des collègues et élèves lui ont fait une surprise, jeudi, en arborant des vêtements des Buccaneers.

Je pense que ça représente encore plus pour tout le monde autour de nous que pour nous à la maison qui l’avons vu graduer d’une étape à l’autre, d’une coupe à l’autre, estime-t-elle.

La Beauce et le football, une longue histoire d’amour

Aussi exceptionnel soit le parcours d’Antony Auclair, ce n’est pas si surprenant que le premier joueur de la grande région de Québec à atteindre la NFL et le Super Bowl soit originaire de la Beauce. Les équipes de football y pullulent depuis les années 70.

Les Condors du Cégep Beauce-Appalaches ont longtemps été une pépinière de talent pour le Rouge et Or. C’est notamment là que Glen Constantin avait pigé Éric Maranda, un secondeur étoile de Notre-Dame-des-Pins qui a guidé le Rouge et Or à quelques coupes Vanier, au milieu des années 2000.

D’abord adepte de natation et de karaté, Antony Auclair a fait ses débuts au ballon ovale dans la Ligue de football printanier des anciens Condors, en 6e année du primaire. C’est à ce moment-là que le football est devenu très important dans notre vie, sourit Marie-André Quirion, dont les cinq enfants ont fait du sport de haut niveau.

Entraîneur d’Antony avec les Dragons de Saint-Georges, au secondaire, Yannick Lacroix se souvient d’un athlète déterminé. Déjà à son jeune âge, il nous avait démontré un désir de vaincre. Un désir de gagner.

Un jeune Auclair court avec le ballon dans les mains.

Antony Auclair à l'époque où il évoluait comme quart-arrière pour les Dragons de Saint-Georges.

Photo : Courtoisie

De quart-arrière à ailier rapproché

Auclair était à l’époque un grand et mince quart-arrière, mais son entraîneur voyait déjà des signes du joueur qu’il allait devenir.

En hiver, on allait jouer au football dans la neige. Il avait l’opportunité de changer de position et quand il avait le ballon dans les mains, il y allait à fond. Quasiment la tête la première.

Ce n’est toutefois que quelques années plus tard que le Beauceron a vraiment délaissé la position de quart, après une blessure au poignet à sa 3e année collégiale avec les Cougars de Champlain-Lennoxville.

Antony Auclair

Antony Auclair

Photo : Rouge et Or de l'Université Laval

Recruté par le Rouge et Or la même année pour évoluer comme centre-arrière et ailier rapproché, l’imposant athlète a vite trouvé le mentor idéal pour apprendre sa nouvelle position. Mathieu Bertrand, lui-même un ancien quart-arrière étoile converti.

Je me voyais un peu en lui parce que changer de position, c’est ce que j’ai dû faire pour aller jouer dans la Ligue canadienne de football, admet le coordonnateur des unités spéciales du Rouge et Or.

Ramener le trophée à Québec

L’histoire d’Antony Auclair n’a cessé de s’écrire depuis. Quatre ans après son arrivée à l’Université Laval, le colosse faisait courir les recruteurs de la NFL au PEPS. Quatre autres années plus tard, voilà que le vétéran des Buccanneers frappe à la porte du Super Bowl.

Ses anciens entraîneurs savent que rien n’est arrivé par hasard. Pratiquement chaque soir durant ses années avec le Rouge et Or, Auclair et son coéquipier Félix Faubert-Lussier sortaient de la salle de musculation quelques heures après le reste de leurs coéquipiers, se rappelle Glen Constantin.

Antony Auclair tient le ballon en courant vers l'avant.

Antony Auclair pendant un match contre les Seahawks de Seattle, en novembre 2019.

Photo : Getty Images / Otto Greule Jr

Il voulait toujours en savoir plus. Il voulait toujours travailler plus fort que tout le monde. Il était souvent le premier sur le terrain. Le fait de se rendre dans la NFL, c’est une chose, mais le fait d’y rester pendant quatre ans en est une autre, pointe Mathieu Bertrand.

Mon rêve le plus grand, maintenant, c’est qu’il puisse ramener le trophée du Super Bowl au PEPS quelque part au printemps, ajoute Glen Constantin.

Un rêve partagé par tous ceux qui ont croisé la route d’Antony Auclair, ces 15 dernières années, de Notre-Dame-des-Pins à Sainte-Foy.

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