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Québec prolonge son programme de requalification des travailleurs

Les travailleurs inscrits au programme sont relativement jeunes, et plus de la moitié sont des femmes.

Le ministre en conférence de presse.

Le ministre du Travail du Québec, Jean Boulet, a décidé de prolonger la période d'inscription au PARAF d'un mois.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Dans les dernières semaines, le constat a été dur pour plusieurs travailleurs mis à pied. Avec la prolongation de la majorité des mesures sanitaires et le ralentissement économique, la perspective qu'ils retrouvent leur emploi s'éloigne de plus en plus.

En deux mois seulement, 6665 travailleurs ont fait appel au Programme d'aide à la relance par l'augmentation de la formation (PARAF), mis sur pied par le gouvernement du Québec à la fin du mois de novembre pour les aider à se requalifier dans un autre secteur ou à acquérir de nouvelles compétences dans leur domaine.

C'est au-delà de nos attentes! On constate que ça répond véritablement à un besoin, affirme le ministre du Travail, Jean Boulet.

Tellement qu'il prolonge la période d'inscription d'un mois, jusqu'au 30 avril, plutôt qu'au 31 mars comme prévu initialement.

Une prolongation qui tombe à point, puisque Statistique Canada annonçait jeudi que le taux de chômage au Québec avait bondi à 8,8 % en janvier.

En décembre dernier, le Québec comptait environ 306 000 chômeurs.

Au total, Jean Boulet s'attend à recevoir 20 000 inscriptions au PARAF, surtout au moment où les gens n'auront plus droit à la Prestation canadienne de la relance économique (PCRE) ni à d'autres prestations d'assurance-emploi.

Beaucoup de jeunes et de femmes

Jusqu'à maintenant, 76 % des personnes inscrites sont âgées de 20 à 44 ans.

Ce sont des travailleurs relativement jeunes, qui ont manifesté leur intérêt pour combler la pénurie de main-d'œuvre dans des secteurs clés de l'économie, comme les technologies de l'information, la santé, la construction ou l'industrie manufacturière.

Tout au long du parcours, qui se veut personnalisé, des conseillers les aident dans leurs démarches de requalification et les amènent à considérer des formations de courte durée, tout en obtenant un soutien financier pour le faire.

On constate, dit le ministre Boulet, qu'à peu près [les] deux tiers des personnes qui s'inscrivent le font dans des domaines avec attestations d'études professionnelles, donc des durées de 3-4 mois dans des centres de formation professionnelle, et l'autre tiers pour des attestations d'études collégiales de 6 à 9 mois.

Les personnes admissibles au PARAF reçoivent une allocation de requalification de 500 $ par semaine durant leur formation.

Rehausser ses compétences

C'est important de mentionner aussi qu'il y a le volet rehaussement des compétences qui interpelle particulièrement les personnes qui sont mises à pied temporairement dans des secteurs qui vont être affectés plus longtemps par la pandémie, affirme Jean Boulet.

Ces personnes vont éventuellement faire l'objet d'un rappel au travail et pourraient bénéficier de possibilités promotionnelles grâce à la formation qui leur aura permis d'améliorer leurs compétences ou de développer de nouvelles habiletés, ajoute-t-il.

Le ministre Boulet affirme qu'il s'inquiète particulièrement des impacts de la pandémie sur les femmes, beaucoup plus nombreuses à avoir perdu leur emploi. Il trouve les premiers résultats de son programme encourageants, puisque 53 % des personnes inscrites sont des femmes.

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