•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Procès de Michel Venne : le sort de l'ex-journaliste entre les mains du juge

Michel Venne marche dans un couloir du palais de justice de Québec.

Michel Venne au palais de justice de Québec

Photo : Radio-Canada

L'avocate de Michel Venne demande son acquittement des accusations de nature sexuelle, et elle qualifie la plaignante de manipulatrice et non crédible. De son côté, l'avocat de la poursuite accuse la défense de vouloir « noyer le poisson ».

Au terme des plaidoiries qui se sont déroulées toute la journée, vendredi, le juge a mis la cause en délibéré.

Comme Michel Venne a présenté une défense, c'est son avocate qui s'est adressée en premier au juge pour tenter de le convaincre de l'innocence de l'ex-journaliste du Devoir.

L'homme de 60 ans est accusé d'avoir fait des attouchements à une stagiaire de 17 ans, à Québec en 2008, alors qu'il dirigeait l'Institut du Nouveau Monde.

Les deux avocats se trouvent devant la porte de la salle d'audience.

Me Lida Sara Nouraie est l'avocate de Michel Venne. En arrière-plan, Me Nicholas St-Jacques qui défend également l'ex-journaliste.

Photo : Radio-Canada / Raymond Routhier/Radio-Canada

Son avocate, Me Lida Sara Nouraie considère que la plaignante a manqué de sincérité, dans son témoignage, disant qu'elle a une vision altérée des événements.

En plus de citer les décisions récentes dans les affaires Rozon et Salvail, Me Nouraie a affirmé que la poursuite est loin d'avoir présenté une preuve hors de tout doute raisonnable.

Différent de Rozon et Salvail

Le procès de Venne n'est pas similaire aux dossiers Rozon et Salvail, a rétorqué l'avocat du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP), Me Michel Bérubé.

Michel Bérubé.

Me Michel Bérubé, avocat de la poursuite

Photo : Radio-Canada

Selon lui, des éléments externes, comme la lettre écrite par la plaignante en présence de Lise Payette, viennent prouver la culpabilité de Michel Venne.

Alors que pour la défense, le contenu de la lettre vient confirmer l'innocence de Venne, le contexte ayant mené à sa rédaction prouve le contraire, selon la poursuite.

La lettre découle d'un stratagème de l'accusé, a plaidé Me Bérubé.

Il n’y a pas un iota de preuve démontrant que M. Venne s’est servi de Mme Payette.

Une citation de :Me Lida Sara Nouraie, avocate de Michel Venne

L'enregistrement d'une conversation téléphonique que la plaignante a par la suite réalisé à l'insu de Lise Payette démontre son manque de crédibilité, selon la défense.

La plaignante est capable de manipuler les faits, a soulevé Me Nouraie, en rappelant que la présumée victime a fait un montage de la version originale de l'enregistrement.

La poursuite souligne de son côté que la plaignante menait une carrière florissante lorsqu'elle a décidé de dénoncer.

Elle n'avait pas besoin de surfer sur la vague MeToo pour mousser sa carrière.

Une citation de :Me Michel Bérubé, avocat du DPCP

Le juge Stéphane Poulin a remis le dossier au mois d'avril. Il annoncera alors à quel moment il sera prêt à rendre le jugement.

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.