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Corey Hurren plaide coupable de 8 chefs d’accusation pour s’être introduit à Rideau Hall

Corey Hurren, portant une casquette et des lunettes de soleil, regarde la caméra.

Corey Hurren est membre des Forces armées canadiennes. Il exploite une entreprise de transformation de la viande au Manitoba.

Photo : LinkedIn

Radio-Canada

Le réserviste des Forces armées canadiennes Corey Hurren a plaidé coupable de huit chefs d’accusation vendredi devant un tribunal à Ottawa.

Le Manitobain de 46 ans est accusé d’avoir défoncé les grilles de Rideau Hall l’été dernier.

Il faisait face à 22 chefs d'accusation au total, dont 21 sont en rapport avec les armes qui se trouvaient dans son véhicule lors de l’intrusion, selon la police. Il est aussi accusé d’avoir proféré des menaces contre le premier ministre Justin Trudeau.

Vendredi, il a plaidé coupable de sept chefs d'accusation en rapport avec la possession d’armes, y compris d’une arme dont l'utilisation est dangereuse dans un endroit public.

Selon une version à jour des documents déposés au tribunal, Corey Hurren aurait eu sur lui plusieurs armes à feu chargées le matin du 2 juillet, quand il a défoncé une grille de Rideau Hall au volant de sa camionnette et s'est dirigé vers Rideau Cottage, où vivent M. Trudeau et sa famille pendant les rénovations de la résidence officielle de la promenade Sussex.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) affirme que Corey Hurren avait quatre armes en sa possession, dont une munie d'un chargeur illégal.

Vendredi, il a admis devant le tribunal avoir été en possession, sans permis, d’un revolver Hi-Standard, d’un fusil M14, d’un pistolet de la marque International Arms, ainsi que du chargeur.

Il a aussi reconnu avoir manipulé des armes à feu chargées dans un endroit public où il est interdit de tirer, et avoir endommagé le portail de Rideau Hall.

La famille Trudeau et la gouverneure générale à l'époque, Julie Payette, n'étaient pas sur les lieux au moment de l'incident.

Les policiers ont réussi à parler à l'intrus et à l'arrêter sans violence environ 90 minutes après son entrée par effraction.

Selon un résumé de l’enquête de la GRC, obtenue récemment grâce à une demande d’accès à l’information, Corey Hurren souhaitait faire arrêter le premier ministre pour une série de décisions politiques, notamment de nouvelles restrictions concernant les armes à feu, et sa réaction à la pandémie de COVID-19.

Corey Hurren est attendu de nouveau devant la cour le 23 février, date de l’audience de détermination de la peine.

Avec des informations de Catharine Tunney

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