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Des « snowbirds » frondeurs continuent de s'envoler vers le Sud

Ils se font livrer leur automobile à leur point d'arrivée aux États-Unis et reviennent au Canada en auto. Ils évitent ainsi la quarantaine obligatoire dans les hôtels, qui ne s'applique qu'aux passagers aériens.

Un couple de vacanciers devant un hélicoptère.

Les vacanciers décidés à voyager dans le Sud malgré la pandémie ont recours à des compagnies aériennes offrant aussi la livraison de leur voiture à l'aéroport.

Photo : Facebook / Jeremy Rood

Radio-Canada

En dépit des nouvelles mesures plus strictes imposées par Ottawa et des annulations de vols directs pour limiter les voyages à l'étranger durant la pandémie de COVID-19, certains hivernants continuent de s’envoler vers les destinations soleil des États-Unis. Dans les faits, rien ne les en empêche.

Les gens sont toujours intéressés à aller là-bas et ils n'ont pas peur de le faire, confirme Jeremy Rood, un pilote de la compagnie aérienne Great Lakes Helicopter à Cambridge, en Ontario.

M. Rood peut transporter jusqu'à trois passagers à la fois dans son hélicoptère qui décolle de Hamilton à destination de Buffalo, dans l'État de New York. Sa compagnie fait ensuite passer leur véhicule par la frontière terrestre. À l'arrivée, les passagers retrouvent leur véhicule et peuvent alors conduire jusqu'à leur destination soleil.

Ils peuvent surtout rentrer au Canada par voie terrestre; c'est une stratégie pour éviter la règle de quarantaine dans les hôtels, qui ne s'applique actuellement qu'aux passagers aériens.

À la suite de l'annonce fédérale des nouvelles restrictions de voyage, M. Rood déclare avoir reçu quelques annulations de vol, mais confirme que les affaires restent florissantes. La plupart de ses clients optent pour la livraison de leur véhicule à l'aéroport.

Son entreprise enregistre une moyenne de 18 réservations par semaine pour le mois de février.

« Les réservations sont restées fortes et nous en avons même pris de nouvelles chaque jour. Les gens veulent être libres et vivre leur vie, et c'est ce qu'ils font. »

— Une citation de  Jeremy Rood, pilote de Great Lakes Helicopter

L’entreprise québécoise Transport KMC offre un service similaire, mais, au lieu de transporter les vacanciers par hélicoptère, elle les installe dans un avion de neuf places qui va de Saint-Hubert à Plattsburgh, dans l'État de New York, en 12 minutes seulement, assure la compagnie.

Risques administratifs

Transport Canada a déclaré à CBC News que le gouvernement n'avait pas pris de dispositions pour empêcher l'intégralité des vols vers les États-Unis, car tous les passagers ne sont pas des touristes.

Il est important de maintenir la chaîne d'approvisionnement : certains travailleurs et services essentiels doivent encore passer la frontière américaine, a déclaré la porte-parole Amy Butcher dans un courriel.

Elle a ajouté qu'Ottawa était en pourparlers avec les États-Unis pour renforcer les mesures relatives aux voyages à la frontière. Le gouvernement a averti que des réglementations plus sévères pour les voyageurs frontaliers terrestres pourraient être adoptées prochainement.

Les Canadiens ne peuvent passer plus de six mois à l'étranger chaque année. S'ils le font, ils subissent des répercussions administratives, comme la perte de leur couverture maladie provinciale.

Avec les informations de Sophia Harris

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