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Pas d’assouplissement des restrictions jusqu'à nouvel ordre en Colombie-Britannique

Avec des efforts soutenus, des activités sociales pourraient être permises à la fin du mois, croit la Dre Henry.

La médecin hygiéniste en chef de la Colombie-Britannique, Bonnie Henry.

La médecin hygiéniste en chef, Bonnie Henry, doit également présenter de nouvelles modélisations.

Photo : La Presse canadienne / Chad Hipolito

Même si le nombre de nouveaux cas, d'hospitalisations et de décès liés à la COVID-19 est en baisse en Colombie-Britannique, la province prolonge les restrictions en vigueur pour une période indéterminée. Elle cite notamment l’apparition de variants du coronavirus et le retard dans la livraison de vaccins pour expliquer sa décision.

Nous n’y sommes pas tout à fait encore, mais nous nous rapprochons du moment où nous pourrons retrouver nos activités sociales, croit la médecin hygiéniste en chef de la province, Bonnie Henry.

Pour l’heure, les restrictions en vigueur depuis le mois de novembre sont maintenues. Nous devons gagner du temps, dit Mme Henry.

Nous voulons tous que ces restrictions soient levées, reconnaît-elle, ajoutant que, d’ici la fin du mois de février, les données permettront de voir si des mesures supplémentaires sont nécessaires ou s'il est possible de commencer à alléger les restrictions.

Si nous poursuivons nos efforts, nous pourrons commencer à planifier le retour d’activités sportives et sociales d’ici la fin du mois, annonce la Dre Henry.

À la fin du mois, nous pourrons peut-être commencer à voir notre bulle de six personnes.

Une citation de :Bonnie Henry, médecin hygiéniste en chef de la Colombie-Britannique
Une femme marche dans la rue avec des sacs à la main.

Le nombre de ces variants est passé de 18 à 28 cas depuis le dernier recensement rendu public lundi.

Photo : CBC/Ben Nelms

Des variants préoccupants

La principale raison de cette prolongation des restrictions sanitaires est l’apparition, dans la province, de variants plus contagieux que la souche commune du coronavirus et liés à des infections plus graves.

Le nombre de ces variants est passé de 18 à 28 cas depuis le dernier recensement rendu public lundi.

La Colombie-Britannique a appliqué un processus de séquençage sur environ 4500 cas de COVID-19. Le variant du Royaume-Uni a été détecté dans 18 cas, et celui d’Afrique du Sud, dans 10 cas.

La majorité des cas du premier variant sont liés à des voyages, alors que la plupart des cas du second ont été contractés localement, selon les données de la santé publique.

Ce qui est très inquiétant, c’est que certains de ces nouveaux variants ont été associés à une gravité accrue de la maladie.

Une citation de :Bonnie Henry, médecin hygiéniste en chef de la Colombie-Britannique

Les autorités sanitaires soutiennent toutefois que les cas de variants sont encore rares dans la province.

Retards dans la réception des vaccins

Des retards dans la production des vaccins viennent aussi justifier la nécessité de maintenir les restrictions sociales, font valoir les autorités sanitaires.

Après la réduction du nombre de vaccins de Pfizer-BioNTech livrés au Canada en janvier, de nouvelles perturbations dans les livraisons du vaccin de Moderna sont à prévoir en février.

Or, la médecin hygiéniste en chef souhaite s'assurer de recevoir les doses qui répondent à nos besoins avant de permettre un assouplissement des restrictions.

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

Moins de nouveaux cas et de décès qu'ailleurs au Canada et dans le monde

Aucune région de la province n'a été épargnée, observe la médecin hygiéniste en chef, Bonnie Henry, lors d’une présentation sur les modélisations épidémiologiques.

Sur une note positive, elle remarque une baisse du nombre de cas dans des régions précédemment durement touchées, notamment la région du Grand Vancouver et de la vallée du Fraser.

Les données colligées permettent de constater que la Colombie-Britannique connaît actuellement un nombre inférieur de nouveaux cas par tranche de 100 000 habitants et de décès par tranche de 1 million d’habitants que le Québec, l’Ontario, le Manitoba, la Saskatchewan et l’Alberta.

Sur la scène internationale, la province fait meilleure figure que la France, le Royaume-Uni, les États-Unis, l’Allemagne et le Brésil pour le nombre de nouveaux cas par tranche de 100 000 habitants et le nombre de décès par tranche de 1 million d’habitants.

Jeudi, le port du masque est devenu obligatoire pour les élèves de la 6e à la 12e année dans les établissements scolaires, une mesure que réclamaient un grand nombre de parents et d’enseignants.

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