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Mois de l'histoire des Noirs : plusieurs activités proposées en Ontario

Un nouveau panneau du sigle de Toronto a été installé au Nathan Phillips Square le 18 septembre 2020 et représente le visage d'une personne noire.

Plusieurs organismes proposent des activités aux Franco-Ontariens pour célébrer le Mois de l'histoire des Noirs. (archives)

Photo :  CBC / Oliver Walters

Radio-Canada

Plusieurs activités proposées aux francophones de l’Ontario pour le Mois de l’histoire des Noirs sont axées cette année sur la sensibilisation au racisme.

La programmation du Conseil scolaire Viamonde, par exemple, tout au long du mois, est organisée autour de quatre grands thèmes : l’histoire, la justice sociale et les biais inconscients, la célébration et la francophonie, ainsi que les arts et la culture.

L’Association franco-ontarienne des conseils scolaires catholiques s’est jointe, pour sa part, à l’effort de sensibilisation du ministère de l’Éducation et de l'Université York. Elle encourage ses conseillers scolaires à prendre part à un programme intensif sur les droits de la personne, la discrimination et les iniquités systémiques.

Le Salon du livre de Toronto a mis de l’avant le projet Parle-moi du racisme en collaboration avec le Programme d'appui à la francophonie ontarienne. Jusqu’au 24 février, ce programme offert aux écoles francophones propose des rencontres virtuelles pour parler de discrimination aux enfants.

Le racisme est un sujet important à aborder avec les jeunes et c'est un thème particulièrement d'actualité puisque février marque le Mois de l'histoire des Noirs, peut-on lire dans un communiqué.

Les discussions sur ce sujet délicat se feront en compagnie des auteurs Gabriel Osson, Natasha Kanapé Fontaine et Monia Mazigh notamment.

Après le meurtre de George Floyd

Pour la présidente de l'Association de la communauté ivoirienne de la région de Toronto (ACIRT), Carole Gballou Dailly, il est évident que les manifestations et l’ampleur qu’a pris le mouvement Black Lives Matter l’été dernier doivent nourrir les discussions au cours du Mois de l'histoire des Noirs.

Elle souligne qu’il doit aussi y avoir un espace pour proposer de meilleures approches pour les luttes des générations futures. Le combat doit changer, dit-elle.

Elle pense néanmoins que le mois de février doit continuer de célébrer les accomplissements et le cheminement des populations noires depuis qu’il a été officiellement reconnu comme le Mois de l’histoire des Noirs au Canada.

C’est l'occasion de faire une rétroaction pour savoir ce qui s'est passé jusqu’à maintenant, mais de savoir aussi où est-ce qu’on va par rapport à l’équité, l’inclusion.

Une citation de :Carole Gballou Dailly, présidente de l’ACIRT
Une murale à la mémoire de George Floyd, au nord du centre-ville de Milwaukee.

Pour Carole Gballou Dailly, le meurtre de George Floyd doit servir à nourrir les discussions au cours du Mois de l'histoire des Noirs, en Ontario comme ailleurs.

Photo : Radio-Canada / Raphaël Bouvier-Auclair

Pour plusieurs, la mort de George Floyd aux États-Unis doit servir à sensibiliser les sociétés, en Ontario comme ailleurs. La directrice générale de SOFIFRAN croit que cet événement tragique doit aussi servir à secouer la communauté noire elle-même.

Le Noir doit avoir un certain éveil [face] à lui-même.

Une citation de :Fété Ngira-Batware Kimpiobi, directrice générale de SOFIFRAN

Selon elle, la communauté doit reconnaître la nécessité de centrer ses attentes et ses actions. On doit saisir cette vague de compassion, cet éveil, ce flash dans la conscience humaine, dit-elle.

Pour la Coalition des Noirs francophones de l’Ontario, le Mois de l’histoire des Noirs est le moment de reconnaître à sa juste valeur l’apport des communautés noires au Canada.

Ça permet à de se rendre compte que c’est une communauté riche de réalisations comme tout autre communauté [canadienne], déclare la présidente de la Coalition, Julie Lutete.

Elle ajoute que cette célébration ne revient pas seulement aux communautés noires. Nous nous attendons aussi à ce que les organismes traditionnels franco-ontariens puissent célébrer aussi le Mois de l’histoire des Noirs.

Les défis du virtuel

Dans le Grand Toronto et comme pour plusieurs événements depuis un an, l’envergure des célébrations sera moindre que par les années précédentes en raison de la pandémie.

Le portrait d'une femme

Fété Ngira-Batwaré Kimpiobi croit que la mort tragique de George Floyd doit aussi servir à secouer la communauté noire elle-même.

Photo : Photo offerte par Fété Ngira-Batwaré Kimpiobi,

C’est compréhensible, affirme Mme Ngira-Batware Kimpiobi. Pour la directrice générale de SOFIFRAN, créer des rassemblements de qualité à distance n’est pas à la portée de tous les organismes qui avaient l’habitude de présenter des événements en présentiel dans les années précédentes.

Les exigences techniques qui viennent avec la présentation d'un spectacle virtuel représentent, selon elle, un défi considérable. Le contexte actuel de la COVID-19 est particulier et c’est un défi d’attirer et d’intéresser les gens.

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