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Guerre au Yémen : Joe Biden met fin au soutien américain à l’Arabie saoudite

Le président américain Joe Biden

Le président américain Joe Biden lors de son intervention au département d'État.

Photo : Reuters / TOM BRENNER

Radio-Canada

Le président Joe Biden a annoncé jeudi que les États-Unis mettaient fin à leur soutien à l’Arabie saoudite et à la coalition qu’elle dirige dans la guerre sanglante qu'elle mène contre le Yémen.

Cette guerre doit cesser , a-t-il martelé. Et pour souligner notre détermination, nous mettons fin à tout soutien américain aux opérations offensives dans la guerre au Yémen, y compris aux ventes d'armes , a-t-il déclaré.

Il s'agit de la première décision d'envergure de la politique internationale du nouveau président.

Concrètement, Washington va annuler la vente controversée à Riyad de munitions de précision, une décision prise à la fin du mandat de l'ex-président républicain.

Riyad dirige une coalition militaire accusée de nombreuses bavures envers les civils dans son intervention en soutien au gouvernement yéménite contre les rebelles houthis, appuyés par l'Iran.

Selon les Nations unies, cette guerre commencée en 2014, qui a fait des dizaines de milliers de morts, dont beaucoup de civils, est à l'origine de la plus grave crise humanitaire actuelle du monde. Environ 80 % de la population a besoin d'aide et des millions de personnes sont aux prises avec la famine.

Dans la foulée, M. Biden a annoncé la nomination du diplomate Timothy Lenderking comme émissaire pour le Yémen, confirmant ainsi sa volonté de tenter de résoudre le conflit par une démarche diplomatique.

« Nous renforçons nos efforts diplomatiques pour mettre fin à la guerre au Yémen. »

— Une citation de  Le président américain Joe Biden

L’Arabie saoudite a immédiatement réagi par la voie de l’agence étatique Saudi Press Agency, réaffirmant son soutien à une solution politique. Elle s’est félicitée de ce que les États-Unis soulignent l’importance des efforts diplomatiques.

Un homme porte une fillette blessée, sauvée d'une attaque aérienne dirigée par l'Arabie saoudite à Sanaa, au Yémen.

Un homme porte une fillette blessée, sauvée d'une attaque aérienne dirigée par l'Arabie saoudite à Sanaa, au Yémen.

Photo : Reuters / Khaled Abdullah

De leur côté, les rebelles houthis ont salué la décision du président Biden.

Nous espérons que ce sera le début d'une décision visant à mettre fin à la guerre au Yémen, a déclaré Hamid Assem, responsable politique des insurgés à Sanaa.

Les grandes lignes de la politique de Biden

Parallèlement à l’annonce sur le conflit au Yémen, le nouveau président américain a tracé les grandes lignes de sa politique étrangère lors de son premier discours au département d’État jeudi.

Concernant la présence des troupes américaines à l’étranger, M. Biden a confirmé qu'il allait stopper le retrait partiel des troupes américaines d'Allemagne, le temps d'un réexamen global de la posture des forces déployées à l'étranger, une responsabilité confiée au secrétaire à la Défense Lloyd Austin.

Donald Trump avait annoncé en juin vouloir diminuer le nombre de soldats des forces américaines en Allemagne à 25 000.

M. Biden a voulu rassurer les alliés des États-Unis, qui ont été malmenés durant le mandat de M. Trump. Nous allons rebâtir nos alliances, a-t-il de nouveau promis.

Vladimir Poutine.

Joe Biden entend adopter la ligne dure à l'égard du président russe Vladimir Poutine.

Photo : Reuters / SPUTNIK

Par ailleurs, il a affiché sa détermination à contrer la Chine et la Russie, accusant son prédécesseur d'avoir été faible, notamment à l'égard du président russe Vladimir Poutine.

Les États-Unis doivent être au rendez-vous face à l'avancée de l'autoritarisme, en particulier les ambitions croissantes de la Chine et la volonté de la Russie d'affaiblir notre démocratie, a-t-il lancé.

J'ai clairement dit au président Poutine, d'une façon très différente de mon prédécesseur, que le temps où les États-Unis se soumettaient face aux actes agressifs de la Russie [...] était révolu, a-t-il ajouté.

M. Biden n’a pas révélé sa stratégie face à la Chine, considérée comme la première adversaire stratégique des États-Unis.

Il est également resté silencieux sur le sensible dossier de l’accord sur le nucléaire iranien.

Avec les informations de Agence France-Presse, et Reuters

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