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Troubles alimentaires à la hausse chez les jeunes : des médecins sonnent l'alarme

Une personne sur un pèse-personne.

Le Centre national d'information sur les troubles alimentaires indique que le nombre de personnes ayant sollicité de l'aide a doublé en un an.(archives)

Photo : getty images/istockphoto

Radio-Canada

Des médecins sonnent l’alarme face à la hausse de jeunes patients atteints de troubles alimentaires depuis le début de la pandémie de COVID-19.

À l’occasion de la Semaine des troubles alimentaires du 1er au 7 février, deux médecins de la Saskatchewan se sont prononcés sur cette inquiétante tendance auprès des jeunes adolescents.

Le Centre national d'information sur les troubles alimentaires, qui gère une ligne téléphonique d’assistance sans frais, indique que le nombre de personnes ayant sollicité de l'aide a doublé entre novembre 2019 et novembre 2020.

Plus d'enfants sont admis à la fois pour des complications médicales de leurs troubles alimentaires, mais aussi pour leurs troubles psychiatriques, admet la Dr Ayisha Kurji, pédiatre dans la ville de Saskatoon.

Le service de pédiatrie du Royal University Hospital de Saskatoon aurait vu plus du double des admissions dues aux troubles alimentaires en comparaison à l'année dernière, selon elle.

Un avis partagé par le Dr Madhav Sarda, psychiatre pour enfants à Saskatoon, qui dit avoir aussi remarqué une hausse alarmante de patients.

Il y a des moments à Saskatoon où 33 à 50 % de tous les lits en service de psychiatrie sont destinés aux enfants souffrant de troubles alimentaires qui sont là pendant plusieurs mois.

L’âge des patients est d’autant plus inquiétant, car des enfants âgés de 10 ou 11 ans ont commencé à se présenter devant les médecins. Selon la Dr Kurji, les troubles alimentaires chez les adolescents sont généralement reconnus vers l’âge de 14 ou 15 ans, mais elle voit des patients beaucoup plus jeunes ces derniers temps.

C’est quelque chose à prendre très au sérieux, car un trouble alimentaire peut avoir des effets irréversibles sur votre santé physique et ce n'est pas aussi simple que de dire à quelqu'un de simplement manger.

Des troubles provoqués par la pandémie?

Même si des études n’ont pas encore été menées pour prouver cette tendance ou encore pour démontrer quelles seraient les causes potentielles de cette hausse, les experts en santé semblent s’accorder sur un point : la pandémie de COVID-19 aurait effacé la routine de beaucoup d’enfants et de jeunes adolescents, pouvant ainsi les déstabiliser.

Ils n'ont plus de sport ou d'activités qui les aident à faire face à leur santé mentale. C'est donc un problème, pense la Dr Ayisha Kurji.

Les troubles de l’alimentation affectent plus les femmes, mais les hommes peuvent aussi en souffrir. Selon la Dr Ayisha Kurji, plusieurs signes avant-coureurs existent pour réussir à déceler l'un de ces troubles.

  • Vouloir manger seul, à l'école comme à la maison
  • Restreindre certains aliments que l’on consommait avant
  • Manger de plus petites portions
  • Compter les calories et lire attentivement les étiquettes nutritionnelles
  • Changement brusque d’humeur
  • Augmentation d’activité physique

Si certains de ces signes se montrent, il est conseillé d’en parler avec la personne concernée et essayer de comprendre leur positionnement. Si la situation empire, il est conseillé d’aller voir un médecin.

Avec les informations de Adam Hunter

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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