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Chronique

Ni grève, ni lock-out des enseignants : un soulagement

Un enfant devant un ordinateur regarde son enseignant écrire des additions au tableau.

Rentrée scolaire : mesurer les impacts du confinement.

Photo : getty images/istockphoto / pinstock

J’ai poussé un soupir de soulagement quand le Conseil scolaire Centre-Nord et l’Alberta Teachers Association (ATA) ont annoncé s’être entendus le 30 janvier pour éviter une grève ou un lock-out.

Dans les jours qui précédaient, j’étais terrifié à l’idée de devoir inventer des solutions supplémentaires pour mes enfants, déjà bousculés par les conséquences de la pandémie.

Pas facile d’organiser le quotidien de quatre enfants en âge scolaire, en menant de front mes propres obligations professionnelles dans le contexte actuel.

Leur retour en classe le 11 janvier était un sujet de célébration pour moi qui suis moins porté à l’apprentissage à domicile.

Je n’en apprécie que davantage la générosité du personnel éducatif face à d'innombrables défis de santé publique.

À quelques reprises d’ailleurs, des enseignants n’ont pas hésité à partager avec moi les craintes qu’ils acceptent de gérer pour eux-mêmes, pour nos enfants et pour nos familles. 

« Ce n’est pas facile! Je ne sais pas ce que je vais rapporter chez moi ce soir », m’avait confié l’un d’eux récemment. 

Réaliser que depuis deux ans, ceux qui s’occupent de mes enfants en classe, ont continué de se dévouer sans convention collective, me rendait franchement inconfortable.

Savoir que les patrons de ces enseignants étaient des parents comme moi, en ajoutait à mon mal aise.

Souvent, je me suis demandé pourquoi les deux parties n’arrivent pas à s’entendre.

Leurs discussions, depuis 2018, se sont habituellement tenues à huis clos, et je n’en comprenais que ce que les uns ou les autres voulaient bien laisser savoir.

Je me réjouis toutefois de constater que cette impasse n’a heureusement pas compromis l’éducation de nos enfants. De tout mon cœur, chapeau pour ce dévouement!

Maintenant qu’une entente a été conclue, que les enseignants l’ont approuvée et que le conseil scolaire s’apprête à la valider, je sais que nos enfants vont continuer d’être entre de bonnes mains.

Je ne peux que remercier les parties concernées, car franchement, elles me débarrassent ainsi de la pression terrifiante d’inventer des solutions pour réaménager le quotidien des enfants.

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