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Un virologue se penche sur le variant britannique en Saskatchewan

Un scientifique dans son laboratoire.

Le virologue Jason Kindrachuk est titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les virus émergents de l'Université du Manitoba. (Archives)

Photo :  CBC / Jaison Empson

Radio-Canada

Jusqu'à présent, trois cas du variant britannique du coronavirus ont été détectés en Saskatchewan. Le professeur associé et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les virus émergents de l'Université du Manitoba, Jason Kindrachuk, donne plus de précisions sur ce variant, découvert dans la province à la mi-janvier.

Jason Kindrachuk veut insister sur le fait que ce variant provient du même virus que l'on connaît depuis le début de la pandémie. Les mutations sont potentiellement préoccupantes, mais le virologue veut quand même préciser que les variants n'ont pas démontré des moyens de transmission inconnus jusqu'à présent.

Selon les derniers chiffres, le variant britannique pourrait se transmettre 30 à 70 % plus facilement et serait plus mortel selon les autorités britanniques. Actuellement, seulement quelques cas ont été détectés en Saskatchewan, ce qui pourrait signifier que la province en est encore au début de ce variant.

Contrairement au Manitoba qui a récemment annoncé de nouvelles restrictions pour lutter contre la transmission du virus, la Saskatchewan ne compte pas encore renforcer les mesures sanitaires en place. Pour Jason Kindrachuk, en plus de possibles nouvelles mesures, la province devrait s'assurer qu'elle peut effectuer les tests de dépistage, le traçage et le séquençage nécessaires pour être en mesure d'identifier les variants dès leur apparition.

Détection tardive

De son côté, l'épidémiologiste de l'Université de la Saskatchewan, le Dr Nazeem Muhajarine, estime que la province devrait identifier plus rapidement les variants du coronavirus afin de ralentir sa progression aussi rapidement que possible.

Il y a actuellement un décalage de deux semaines entre le moment où un test de dépistage de la COVID-19 est envoyé pour être examiné dans un laboratoire et le moment où le nouveau variant du coronavirus est confirmé.

La province a donc annoncé jeudi qu'elle compte augmenter sa capacité au laboratoire provincial Roy Romanow à Regina afin qu'elle puisse faire l'analyse de la séquence génétique du coronavirus et ainsi déterminer elle-même si un Saskatchewanais est infecté du variant britannique du coronavirus.

Le gouvernement n'a cependant pas détaillé ce qu’il veut dire par augmenter la capacité au laboratoire. On ne sait pas s'il s'agit d'embaucher plus de personnes ou de réaffecter d'autres membres de son personnel.

Le NPD de la province appelle à l'action

De son côté, le chef du Nouveau Parti démocratique de la Saskatchewan, Ryan Meili, a demandé au gouvernement provincial de prendre plus de mesures sanitaires face au variant britannique.

Les gens sont fatigués de ce virus, la fatigue de la pandémie est réelle. Mais le risque l'est aussi.

Dans un communiqué envoyé jeudi, Ryan Meili propose notamment au gouvernement de miser sur les tests rapides et de les introduire dans tous les milieux de vie où la distanciation physique est difficile à respecter.

Le premier ministre de la Saskatchewan Scott Moe a dit jeudi tenter d'avoir plus d'informations de la part d'Ottawa quant à l'arrivée de livraisons de vaccins.

Il affirme avoir fait part de ses préoccupations aux autres premiers ministres du pays quant au manque d’information sur les prochaines livraisons des vaccins Pfizer et Moderna.

Quant aux mesures mises en avant récemment, comme porter deux, voire trois masques superposés, le chercheur pense qu’avant de considérer sérieusement ces options, il serait mieux de s’assurer que tout le monde porte son premier masque correctement.

Nous devons suivre toutes les consignes de santé publique pour maintenir les taux de transmission à un bas niveau. Ces mesures fonctionnent contre les variants et elles fonctionnent avec les souches actuelles, précise Jason Kindrachuk.

À la fin du mois de janvier, le médecin hygiéniste en chef, le Dr Saqib Shahab, avait aussi rappelé à la population de ne pas voyager à l’étranger pour des raisons non essentielles.

Avec les informations de Heidi Atter, Mercia Moosely et Gregory Wilson

Découvrez-vous comment fonctionnent les vaccins contre le SRAS-CoV-2.

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