•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Policier du SPVM désarmé : un véhicule suspect localisé

L’enquête se poursuit au lendemain de la libération de Mamadi III Fara Camara.

Un périmètre de sécurité, plusieurs voitures de police et un agent faisant le guet.

L'incident au cours duquel un policier du SPVM a été désarmé et blessé, jeudi dernier, sur le boulevard Crémazie Ouest, a créé tout un branle-bas de combat à Montréal.

Photo : Radio-Canada / Mathieu Wagner

Radio-Canada a appris que le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) a trouvé un nouveau véhicule suspect dans l'enquête concernant l'un de ses policiers, Sanjay Vig, désarmé et blessé le 28 janvier dernier dans le quartier Parc-Extension.

L'avis de recherche a été lancé mercredi, le jour même où Mamadi III Fara Camara, l'accusé dans cette affaire, a été libéré après un arrêt des procédures.

Selon nos informations, des images du véhicule suspect ont été captées par une caméra appartenant au ministère des Transports du Québec. Les recherches se sont donc concentrées sur les propriétaires qui ont le même modèle dans le Grand Montréal.

Un véhicule en particulier a été localisé. Pour ne pas nuire à l'enquête criminelle en cours, Radio-Canada a décidé de ne pas divulguer pour le moment la marque du véhicule, ni le modèle, ni l'année.

Aucune nouvelle arrestation n'a été effectuée au moment d'écrire ces lignes.

Un revirement étonnant

Mercredi, un revirement de situation au palais de justice a semé l'émoi dans les rangs policiers de Montréal et en périphérie, après l'annonce par le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) d'un arrêt des procédures contre Mamadi III Fara Camara, qui était jusqu'alors le principal suspect.

Ce dernier était notamment accusé de tentative de meurtre et de voies de fait graves contre un policier du SPVM. Ces accusations ont été suspendues mercredi, mais la Couronne pourra revenir à la charge au cours de la prochaine année si elle change d'avis.

Un homme masqué marche dans les couloirs du palais de justice de Montréal.

Mamadi Camara a été libéré mercredi par le tribunal à la lumière de nouvelles preuves apportées dans le dossier.

Photo : Radio-Canada

Le soir de sa libération, M. Camara a dormi à l'extérieur de son logement, qui aurait été saccagé par les policiers pour retrouver l'arme de service volée, selon le témoignage d'un voisin de palier qui a préféré garder l'anonymat par peur de représailles.

Lors du passage de Radio-Canada, ce même voisin a raconté que les policiers lui ont demandé à plusieurs reprises si on lui avait remis une arme à feu.

Une complexité exceptionnelle, dit le SPVM

Dans un bref communiqué diffusé en fin de matinée, la police de Montréal a confirmé que l'enquête n'était pas finie, et que les nouveaux éléments recueillis au cours des derniers jours permettaient maintenant d’envisager la présence d’une personne additionnelle sur la scène de l’événement, le soir du crime.

Le directeur du SPVM, Sylvain Caron, y écrit que l'événement du 28 janvier est d'une complexité exceptionnelle et que les policiers travaillent sans relâche pour élucider ce qui s'est passé.

En entrevue à Radio-Canada, l'enquêteur David Bertrand a souligné que c'est le Service de police qui avait remis au DPCP les éléments de preuve ayant permis de disculper M. Camara, dont une vidéo floue qu'il avait en sa possession depuis quelque temps déjà.

D'ailleurs, ce n'est pas tant la vidéo qui a permis l'arrêt des procédures judiciaires qu'un témoignage reçu récemment, qui a permis de jeter un regard nouveau sur la vidéo en question, a expliqué l'enquêteur Bertrand.

Pour l'instant, le SPVM demeure chargé du dossier, mais les appels au déclenchement d'une enquête indépendante se multiplient depuis mercredi. Jeudi, c'est la mairesse Valérie Plante qui l'a exigé.

Appelée à réagir, la Fraternité des policiers et policières de Montréal a décliné notre demande d'entrevue.

Commentaires fermés

L’espace commentaires est fermé. Considérant la nature sensible ou légale de certains contenus, nous nous réservons le droit de désactiver les commentaires. Vous pouvez consulter nos conditions d’utilisation.