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Combiner deux doses de vaccins différents? L'Université d'Oxford lance une étude

Une femme portant un masque chirurgical et une blouse de plastique tient une seringue.

L'étude évaluera aussi l'efficacité de la protection en fonction de l'espacement des deux injections.

Photo : Associated Press / Michel Euler

Agence France-Presse

L'Université d'Oxford a annoncé jeudi qu'elle lançait une étude pour déterminer si le fait de combiner deux doses de différents vaccins chez un même patient reste efficace pour protéger la population contre le coronavirus.

Si nous montrons que ces vaccins peuvent être utilisés de manière interchangeable, cela augmentera considérablement la flexibilité de leur distribution, a souligné le Pr Matthew Snape, chercheur d'Oxford responsable de l'essai, dans un communiqué.

Cette étude, présentée comme une première mondiale, impliquera 820 volontaires de plus de 50 ans, s'intéressera à la combinaison des deux vaccins utilisés pour l'heure sur le territoire britannique, celui de l'alliance Pfizer-BioNTech et celui d'AstraZeneca-Oxford.

Elle évaluera aussi l'efficacité de la protection en fonction de l'espacement des deux injections, testant un intervalle de quatre semaines, proche de celui initialement recommandé, et un intervalle de douze semaines retenu par les autorités britanniques pour toucher plus de monde.

Pays d'Europe le plus touché par la pandémie avec plus de 108 000 morts, le Royaume-Uni a fait de la vaccination une cause nationale pour sortir de la crise sanitaire, face à un nouveau variant plus contagieux qui l'a forcé à adopter début janvier un troisième confinement.

Le médecin-chef adjoint pour l'Angleterre Jonathan Van-Tam a souligné l'intérêt de disposer de données qui pourraient appuyer un programme de vaccination plus souple, notamment en raison des contraintes liées à l'offre.

Il est même possible qu'en combinant les vaccins, la réponse immunitaire soit meilleure, avec des niveaux d'anticorps plus élevés et qui durent plus longtemps.

Jonathan Van-Tam

Premier pays occidental à avoir commencé sa campagne, le Royaume-Uni a pour l'heure vacciné plus de 10 millions de personnes, et vise 15 millions de personnes d'ici à la mi-février, comprenant les plus de 70 ans, les soignants et les personnes les plus à risque.

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