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Une réouverture salvatrice pour les restaurateurs de l'Est-du-Québec

Gros plan d'une assiette de salade et d'une bière.

Les restaurants en zone orange pourront rouvrir leurs portes lundi prochain (archives).

Photo : Radio-Canada / Ariane Perron-Langlois

Radio-Canada

À quelques jours de mettre en place leurs tables et d’astiquer leurs verres, les restaurateurs de l’Est-du-Québec sont soulagés d’ouvrir de nouveau leurs salles à manger.

Le 8 février prochain, les restaurants pourront rouvrir dans nos régions qui reviendront en zone orange. Ils pourront accueillir un maximum par table de deux adultes pouvant provenir de foyers différents, et leurs enfants respectifs.

Cette réouverture apaisera autant les bourses que l'humeur des restaurateurs, pense la copropriétaire du restaurant Les Affamés à Rimouski, Nathalie Francoeur.

On avait bien hâte de remettre la main à la pâte, autant du côté monétaire pour le restaurant que du côté psychologique et personnel, affirme Mme Francoeur.

Même son de cloche du côté de la propriétaire du Resto-Pub l'Estaminet à Rivière-du-Loup, Mylen Ouellet.

La restauration, on ferme et on rouvre, c’est très difficile présentement.

Mylen Ouellet, propriétaire du Resto-Pub l'Estaminet

On est encore limité, mais du moins on rouvre la machine et on enlève la rouille sur notre houx et on recommence. On est content d’accepter un peu n’importe quoi, je pense, lance Mme Ouellet.

Tout le monde dehors à 21 h

Dans les circonstances, le couvre-feu, repoussé à 21 h 30 pour les régions en zone orange, est un moindre mal pour ces restauratrices.

Il va falloir habituer les gens à arriver un peu plus tôt, c’est sûr que ça limite un peu, mais on ne perd pas énormément non plus, car la cuisine fermait d’habitude à 21 h 30 chez nous, précise la Rimouskoise Nathalie Francoeur.

Affiche rappelant le port du masque obligatoire à la porte d'un restaurant de Rimouski.

Le milieu de la restauration écope depuis le début de la pandémie (archives).

Photo : Radio-Canada / Alain Fournier

D'après Nathalie Ouellet, cette mesure s’ajoute seulement aux nombreuses autres, comme la distanciation entre les tables qui réduit le nombre de places. Ça va nous affecter vraiment les vendredis et samedis, ajoute-t-elle.

Les employés seront-ils au rendez-vous?

Les allers-retours entre ouverture et fermeture causent un casse-tête logistique pour la gestion des ressources humaines dans les restaurants.

Le copropriétaire du Pub de la microbrasserie St-Pancrace à Baie-Comeau, Pierre-Antoine Morin, se trouve chanceux de constater que l’ensemble de son équipe répond présent à une semaine d’avis.

On a l’avantage chez nous que l’ensemble des employés reviennent. C’est toujours une crainte quand on ferme pour une période prolongée. Les gens peuvent se retrouver une job ailleurs. Considérant ce qui était déjà là [la pénurie de main-d'œuvre], ça a été tout un défi de garder l’équipe, raconte M. Morin.

Un défi vécu également de l’autre côté de la rive. Si l’équipe de Nathalie Ouellet est toujours au rendez-vous cette fois-ci, la restauratrice indique que ça n’a pas toujours été le cas depuis le début de la crise : au printemps dernier j’ai tellement perdu de personnes qui sont parties travailler ailleurs, c’était vraiment difficile, déplore-t-elle.

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