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McKinsey versera 573 M$ US pour le rôle qu’elle a joué dans la crise des opioïdes

Des comprimés de fentanyl

Des comprimés contenant du fentanyl sont exposés par l’Agence antidrogue américaine, lors d’une saisie en octobre 2019 à New York.

Photo : AFP / DON EMMERT

Radio-Canada

Le consultant McKinsey a accepté de payer 573 millions de dollars américains à plus de 45 États américains pour le rôle qu’il a joué dans la crise des opioïdes, notamment en prodiguant des conseils marketing à Purdue Pharma et à Johnson & Johnson.

La nouvelle, d’abord rapportée par le New York Times, a par la suite été confirmée par plusieurs médias américains, dont Associated Press, Reuters et Bloomberg.

Selon Bloomberg, environ 80 % du règlement sera versé au cours de la prochaine année pour renforcer les programmes de traitement et soutenir les budgets des corps policiers qui ont été mis à rude épreuve en raison de l’usage croissant des opioïdes, ont indiqué des gens qui ont demandé à ne pas être identifiés parce qu’ils n’étaient pas autorisés à parler publiquement.

Le reste du règlement devra être payé sur quatre ans.

L’accord sera annoncé publiquement jeudi, a indiqué une autre source.

McKinsey a suggéré plusieurs stratégies afin d’amplifier les ventes de l’analgésique OxyContin, de Purdue Pharma, aujourd’hui en faillite, à un moment où le marché de ce médicament se contractait en raison d’une vague de publicités négatives, selon le procureur général du Massachusetts.

Le consultant, dont le siège social est à New York, ne reconnaîtra aucun acte répréhensible dans le cadre de l’accord intervenu, ont déclaré des sources au courant de l’affaire.

La société Purdue Pharma a plaidé coupable en novembre 2020 à des accusations criminelles aux États-Unis à propos de sa gestion de l’analgésique OxyContin, qui crée une forte dépendance.

Cette reconnaissance de culpabilité venait mettre un point final à une enquête fédérale sur le rôle de Purdue dans la crise des opioïdes.

Cet accord venait avec des pénalités de 5,5 milliards de dollars américains, dont la plupart resteront impayées, puisque la société s’est protégée de ses créanciers en septembre 2019.

Au cours de cette procédure, des courriels de McKinsey destinés à Purdue ont été présentés en preuve. Un courriel remontant à 2008, un an après que Purdue eut plaidé coupable à des crimes liés aux opioïdes, indiquait que des membres du conseil d’administration, y compris la famille Sackler, propriétaire de la pharmaceutique, ont donné carte blanche à McKinsey pour faire tout ce qu’elle jugeait nécessaire pour sauver l’entreprise.

Les opioïdes sur ordonnance et les opioïdes illégaux comme l’héroïne et le fentanyl ont été liés à la mort de plus de 470 000 Américains depuis l’an 2000. Une épidémie qui s’est aggravée dans le contexte de pandémie de la COVID-19.

De plus, Purdue Pharma a engrangé des ventes de plus de 30 milliards de dollars américains provenant de l’OxyContin au fil des ans.

Avec les informations de Associated Press, Reuters, et Bloomberg

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