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Déconfinement culturel : un soulagement en Abitibi-Témiscamingue

Le Théâtre du Cuivre de Rouyn-Noranda.

Le Théâtre du Cuivre de Rouyn-Noranda

Photo : Radio-Canada / Joël Côté

Fermés depuis le passage de l’Abitibi-Témiscamingue en zone rouge au début du mois de janvier, les lieux de diffusion culturelle pourront à nouveau ouvrir leurs portes au courant du mois de février. Les musées pourront rouvrir dès le 8 février prochain, alors que les cinémas et les théâtres pourront redémarrer leurs activités à partir du 26 février.

L’annonce faite mardi par le gouvernement représente un soulagement pour ces commerçants, qui avaient pu demeurer ouverts l’automne dernier en raison de la stabilité de la situation sanitaire. Le propriétaire du cinéma Paramount de Rouyn-Noranda est l’un de ceux qui se réjouissent de cette annonce.

C’est une excellente nouvelle. Nous on est contents de pouvoir offrir le service à notre clientèle, on est contents de pouvoir réembaucher nos employés et puis on avait hâte de pouvoir tourner la page sur cet épisode-là , indique Pierre Gaudreault.

Du côté de Ville-Marie, la directrice générale du Rift, qui diffuse à la fois des spectacles et du cinéma, se réjouit également de la réouverture annoncée. Alors qu’elle comprend le délai prévu pour les cinémas, elle estime que la programmation pour les spectacles aurait de son côté pu reprendre plus rapidement.

La façade de l'édifice Augustin-Chénier, l'hiver.

La galerie du Rift de Ville-Marie (archives)

Photo : Radio-Canada / Alexia Martel-Desjardins

On a été un peu surpris au niveau des salles de spectacles, parce que nous, on a déjà annulé quelques spectacles en janvier, et cet automne, on a quand même pu offrir une programmation aux citoyens, alors on pensait pouvoir ouvrir à partir de la semaine prochaine. On était prêt. Notre programmation était prête. M. Legault disait on veut laisser le temps aux salles de remettre tout en place, mais nous, on a roulé tout l’automne en Abitibi-Témiscamingue, donc tout est en place, les artistes étaient programmés, les artistes avaient hâte de venir , déclare Mme Cordeau.

Elle indique également être déçue pour les nombreux élèves qui devaient venir assister à des représentations au courant du mois de février.

C’est sûr que les spectacles qui étaient déjà prévus en février au grand public, c’est dommage, on va tenter de les reporter, mais c'est surtout que le mois de février était un mois avec plusieurs représentations au niveau scolaire. Ce sont 10 représentations en février qui ont dû être annulées ou qui devront être reportées, donc c’est très dommage pour les élèves , affirme-t-elle.

Tout comme Mme Cordeau, Pierre Gaudreault est d’accord avec le délai accordé aux salles de cinéma. Il précise que les prochains jours serviront à planifier une programmation et indique ne pas s’inquiéter sur la disponibilité de films à diffuser.

Il y a des films américains qui ont pris l’affiche, alors ça, ça peut constituer une partie de notre programmation. Bien sûr, pour tout le cinéma québécois, il va falloir être patient et attendre que Montréal et Québec ouvrent pour pouvoir sortir ces films , remarque M. Gaudreault.

Le directeur du Théâtre du Cuivre de Rouyn-Noranda, Jacques Matte, se réjouit de l’incertitude dont sort son établissement grâce à cette annonce.

C’est très positif. Au moins on a une date pour pouvoir fonctionner. Dans ce métier-là, comme dans d’autres, il n’y a rien de pire que quand tu ne sais pas où tu vas. Mais là, on sait dans quelle direction on va et quels spectacles on va pouvoir faire et tout, alors oui, c’est une très bonne nouvelle , souligne-t-il.

M. Matte se réjouit également que la connexion entre le public et les artistes puisse reprendre. Il est également persuadé que les nombreux spectacles présentés à l’automne permettront à la reprise des activités de se dérouler rondement.

Un autocollant au sol montre d'attendre avant d'entrer dans la salle.

Des mesures ont été mises en place au Théâtre du Cuivre.

Photo : Radio-Canada / Joël Côté

Ce qu’on s’aperçoit, c’est que les gens qui viennent aux spectacles sont vraiment contents, et que les artistes qui viennent ici sont heureux de présenter leur spectacle. Un artiste, c’est fait pour rencontrer son public. La série de spectacles qu’on a présentée à l’automne, ça a fait en sorte qu’on est bien rodé pour la suite des choses , considère-t-il.

Un retour plus rapide pour les musées

Alors que les salles de spectacles devront attendre jusqu’au 26 février pour accueillir à nouveau des clients, les musées pourront de leur côté le faire dès le 8 février. Une nouvelle qui réjouit le directeur du Musée minéralogique de l’Abitibi-Témiscamingue à Malartic, Jean Massicotte.

C’est bien, c’est très bien! Pour nous, ce n’est pas vraiment une surprise, parce qu’il faut se rappeler qu’avant la période des Fêtes, on était en zone jaune, donc on pouvait ouvrir aux visiteurs avec les mesures sanitaires. On s’y attendait quand même un peu , signale-t-il.

Il affirme que les dernières semaines de confinement ont permis à son équipe de confectionner des trousses éducatives destinées aux écoliers.

À défaut que les visiteurs et écoliers puissent venir au musée, on avait des trousses qui pouvaient circuler dans les écoles. On a eu une très grande popularité cette année avec nos trousses éducatives. Depuis le mois d’octobre, elles ont rejoint plus de 1000 élèves du primaire, que ce soit dans la région et même à l’extérieur , dit-il avec fierté.

Le directeur du Musée minéralogique de Malartic, Jean Massicotte

Le directeur du Musée minéralogique de Malartic, Jean Massicotte (archives)

Photo : Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau

Comme les mois d’hiver sont généralement associés principalement à une clientèle locale, M. Massicotte se dit heureux de pouvoir ouvrir les portes de son établissement afin de faire découvrir les secrets de la minéralogie à la population de la région.

On est contents de pouvoir rouvrir au public pour offrir nos services, surtout que, à ce temps-ci de l’année, on a une très belle clientèle régionale, donc le déconfinement, ça va permettre aux gens de la région de venir nous rendre visite , conclut-il.

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