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Gaspé veut avoir plus de contrôle sur ses plages

Deux tentes et deux personnes installées sur une plage.

Du camping sur une plage a Gaspé

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Radio-Canada

La Ville de Gaspé et la MRC Côte-de-Gaspé souhaitent obtenir de Québec un bail de gestion pour trois plages qui ont été envahies, l’été dernier, par des hordes de touristes venus faire du camping sauvage.

Les trois plages visées sont celles de Haldimand, de Douglastown et de Boom Defense. Ces territoires publics n’appartiennent pas à la Ville.

Des baux de location, signés à des fins communautaires, permettraient à la Ville d'encadrer l'accès à ces milieux fragiles.

L'été dernier, Gaspé a fait la manchette avec des images de plages souillées de déchets de toutes sortes laissés par des touristes qui y avaient séjourné.

Deux bacs de bois dans lesquels se trouvent des poubelles sur le bord d'une plage.

Afin d'éviter que les déchets jonchent la plage, des poubelles ont été mises à la disposition des campeurs.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Les autorités de la Ville et de la MRC veulent trouver rapidement une solution pour éviter le désastre de l'an dernier et l'image négative véhiculée un peu partout au pays.

Le maire de Gaspé, Daniel Côté, explique que plusieurs mécanismes légaux auraient pu être négociés avec Québec comme une entente de délégation, mais cela aurait demandé plus de temps.

L’objectif est de pouvoir agir dès l’été prochain, souligne le maire Côté. Le bail est une voie rapide, à court terme, dit-il. On verra si on peut travailler sur du long terme avec une entente de délégation.

À la recherche de solutions

Pour Daniel Côté, le camping sauvage est au cœur du problème. Des campings provisoires pourraient être aménagés au cours des périodes très achalandées afin d’empêcher les débordements sur les plages municipales.

Deux femmes debout devant une série de véhicules stationnés près d'une plage.

Des campeurs sur la plage de Douglastown, l'été dernier à Gaspé

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Les services juridiques de la Ville doivent aussi vérifier quels pouvoirs (par exemple, celui de délivrer des contraventions) pourront lui être dévolus en vertu du bail signé avec le gouvernement. On aura un pouvoir réglementaire quand même, comme celui de permettre le camping ou de ne pas le permettre du tout, explique Daniel Côté.

Il y a plusieurs problématiques, mais on a plusieurs solutions également, ajoute le maire.

La Ville souhaite toutefois obtenir un consensus auprès de ses citoyens avant d’entreprendre des actions.

Des consultations sont en cours depuis décembre dernier

Entre accès et protection

Des groupes citoyens ciblés par la Ville sont invités à soulever leurs préoccupations et à soumettre leurs propositions.

La porte-parole du réseau libertaire Brume noire, Gabrielle Neveu, explique que son groupe a le souci de préserver la plage, mais aussi son accès. Donc, vivre une belle expérience nature dans un endroit magnifique qui ne soit pas privatisé. On a aussi des valeurs environnementalistes et on cherche à ne pas détériorer les milieux naturels. Ça, c'est vraiment important aussi.

La porte-parole du réseau libertaire Brume noire, Gabrielle Neveu.

Pour Gabrielle Neveu, il est important de considérer tous les aspects du problème, comme le camping sauvage, l'accès aux plages, la circulation des véhicules ou la protection de l'environnement.

Photo : Gracieuseté Gabrielle Neveu

Même si des touristes ont été montrés du doigt l'été dernier, les voitures, les motorisés et les véhicules tout-terrain sur les plages font partie des coutumes locales. C’est ce qui rend ça complexe, relève Mme Neveu.

Après les groupes citoyens, l'ensemble de la population sera consulté, à la fin de février.

Avec les informations de Martin Toulgoat

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