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Le torchon brûle au conseil municipal de Shippagan après l'expulsion de Rémi Hébert

La mairesse de Shippagan Anita Savoie Robichaud

La mairesse de Shippagan, Anita Savoie Robichaud, demande au conseiller Remi Hebert de présenter des excuses.

Photo : Radio-Canada

Les membres du conseil municipal et les pompiers de Shippagan tiennent mordicus à ce que le conseiller Rémi Hébert leur offre des excuses publiques.

L'affaire a culminé lundi dernier, à la réunion du conseil, quand le conseiller Rémi Hébert a été expulsé de la rencontre. Les autres membres du conseil l'accusent d'avoir enfreint le tout nouveau code d'éthique et de déontologie de la municipalité.

Rémi Hébert

Rémi Hébert, conseiller municipal de Shippagan

Photo : ICI Radio-Canada/François Vigneault

Mais qu'a donc fait ce conseiller pour mériter un pareil sort?

Le conseiller Rémi Hébert a fait part de son intention de ne pas participer au souper de Noël de la municipalité, en raison des risques de contagion en temps de pandémie. Il a également laissé entendre que l'argent pourrait être mieux dépensé.

C'est une situation embêtante, avait-il déclaré, le 26 novembre à Radio-Canada. Si seulement une personne présente au souper était atteinte et contaminait le reste du groupe, cela paralyserait l'appareil municipal au complet. Pour les pompiers, par exemple, c'est difficile de prendre le risque puisqu'ils devraient tous être en quarantaine pour quatorze jours. C'est la sécurité publique qui serait menacée.

Le chef des pompiers de Shippagan, Stéphane Hébert.

Le chef des pompiers de Shippagan, Stéphane Hébert.

Photo : Radio-Canada / René Landry

Or, le chef de la brigade des pompiers de Shippagan, Stéphane Hébert, a ensuite précisé que les pompiers n'ont pas envisagé de prendre part à un tel événement.

Il a souligné que les règles de santé publique sont très strictes pour les pompiers.

Je ne sais pas où le conseiller Hébert est allé chercher son information, a-t-il dit. La seule chose que je peux dire c'est qu'en étant pompier on doit faire beaucoup plus attention.

La mairesse, Anita Savoie-Robichaud, croit que le conseiller Hébert aurait normalement dû être mieux informé.

Quand il a parlé à Radio-Canada, il devait savoir à ce moment-là que le souper avait été annulé, mentionne-t-elle.

Annulation du souper de Noël

Il n'est pas clair à quel moment la décision d'annuler ce souper de Noël a été prise et la municipalité ne semble pas en avoir informé la population.

Le lendemain de la sortie publique du conseiller, le 27 novembre, Anita Savoie-Robichaud fait parvenir un courriel aux élus de même qu'aux responsables des employés municipaux.

Suite aux rumeurs de cas de COVID dans notre région, l'administration a décidé d'annuler le souper de Noël des employés, écrit-elle. Je vous prierais donc de rectifier l'information qui circule en ville semble-t-il.

Rémi Hébert se sent humilié

Le conseiller Rémi Hébert affirme qu'il se sent humilié par la démarche formelle des autres membres du conseil à son égard.

Ce sont des chicanes de famille, insiste-t-il. On devrait régler ça entre nous. Ça fait deux mois que ça s'est produit. Pour moi, le dossier est réglé. Ils veulent revenir sur le sujet. Est-ce que c'est pour m'humilier ou me faire tort aux prochaines élections? Ce sont des questions que je me pose.

Il affirme que c'est son rôle de veiller aux intérêts et au bien-être de la population, particulièrement en temps de pandémie. On ne doit pas inciter les employés à se réunir, à partager un repas et courir le risque d'une contamination, lance-t-il.

Semer le doute

La mairesse, comme les autres conseillers, n'a pas du tout aimé que le conseiller Rémi Hébert partage des informations inexactes.

Ce qui a choqué, c'est qu'il a voulu semer le doute auprès de la population en disant qu'on n'allait pas respecter les règles de distanciation, que tous les autres avaient annulé leur souper et qu'on devrait annuler notre souper aussi, explique-t-elle.

La mairesse indique qu'elle suit les étapes, selon le code d'éthique et de déontologie que s'est donné le conseil municipal l'été dernier.

J'ai demandé des excuses verbales, une présentation écrite et je lui ai demandé de retirer ses paroles par écrit, ajoute-t-elle. Verbalement, il ne l'a pas fait. J'ai fait une réprimande publique. On était rendus à l'étape où il devait être expulsé de la salle.

Avec les informations d'Alix Villeneuve

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