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1,7 million de masques à la poubelle d'ici la fin de l'année scolaire à Sherbrooke

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Le Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke distribue deux masques par jour à ses 6715 élèves au secondaire.

Photo : Radio-Canada / Rob Kruk

Fanny Geoffrion

Le Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSSRS) a décidé d'enfouir les masques chirurgicaux utilisés par les élèves. Le Centre évoque « l'impossibilité de connaître l’impact environnemental positif réel » de la récupération des masques pour justifier cette décision.

Les 6715 élèves de niveau secondaire de Sherbrooke reçoivent deux masques chirurgicaux par jour. En incluant les élèves des écoles professionnelles de la région, cela représente environ 1,7 million de masques distribués d'ici la fin de l'année scolaire.

Après avoir entrepris des démarches auprès de diverses entreprises et Recyc-Québec, le CSSRS a décidé de suivre les recommandations du Front commun québécois pour une gestion écologique des déchets (FCQGED). Selon ce dernier, l'enfouissement resterait à ce jour la façon la plus écologique d'éliminer les masques.

« On est dans un domaine qui évolue presque toutes les semaines. On s'engage à faire une évaluation périodique, mais pas à chaque semaine. »

— Une citation de  Donald Landry, secrétaire général du Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke

Le CSSRS dit s'engager à revoir cette décision si les méthodes de récupération des masques offrent de meilleures garanties quant à la traçabilité des matières et à la revalorisation de ces déchets.

Une opportunité manquée

L'équipe d'approvisionnement du CSSRS a comparé toutes les options proposées, mais sans experts en environnement, cette analyse reste complexe.

Recyc-Québec propose plusieurs entreprises qui offrent le service de récupération des masques de différentes façons, mais sans privilégier aucune d'entre elles. Par ailleurs, Recyc-Québec ne recommande pas non plus la récupération des masques. Il présente plutôt l'élimination et la récupération comme deux options possibles.

Catherine Gauthier, directrice générale d’ENvironnement JEUnesse, regrette que Recyc-Québec ne soit pas plus explicite dans ses recommandations.

« C'est une véritable opportunité manquée du gouvernement de ne pas identifier des débouchées acceptables. »

— Une citation de  Catherine Gauthier, directrice générale d’ENvironnement JEUnesse

Recyc-Québec répond qu'elle n’a pas le mandat ni les leviers d’intervention pour auditer les informations des entreprises de récupération.

MedSup dit avoir trouvé un recycleur local

L'entreprise MedSup, dont le siège social est à Magog, affirme avoir conclu une entente avec Polymères Exxel. Cette entreprise de Bromont pourra broyer la matière principale des masques afin d'en faire des billes de plastique et envoyer celles-ci à des fabricants. MedSup est en contact avec Recyc-Québec afin de mettre à jour cette information sur leur site web.

Pierre Alarie, directeur de projet de Go Zero chez MedSup, explique que la décision de récupérer ou non les masques est surtout une question de coût.

« Ça va coûter 15 sous du masque pour les recycler, mais le ministère les a payés le même prix... mais au moins on retourne pas dans le pétrole »

— Une citation de  Pierre Alarie, directeur de projet de Go Zéro chez MedSup

Selon l'homme d'affaires, enfouir c'est la pire des solutions, moins onéreuse sur le coup, mais sans aucune valorisation du produit.

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