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Mort de Cindy Gladue : l'accusé admet avoir menti « à tout le monde »

Un homme et une femme marchent main dans la main dans un corridor.

Une capture d'écran d'une caméra de sécurité à l'intérieur de l'hôtel. On y voit Bradley Barton et Cindy Gladue le soir du 20 juin 2011, la vieille de la mort de la femme de 36 ans.

Photo : Cour du Banc de la Reine

Radio-Canada

L'accusé Bradley Barton a admis, mardi, avoir menti à plusieurs reprises à propos de la nature de sa relation avec Cindy Gladue, retrouvée morte dans la baignoire de sa chambre d'hôtel en juin 2011. L’Ontarien de 52 ans témoignait pour une deuxième journée à son deuxième procès pour homicide involontaire à Edmonton.

Bradley Barton a avoué avoir menti à maintes reprises, notamment aux policiers, aux employés de l’hôtel, à sa femme et à ses collègues au sujet de ses liens avec Cindy Gladue et ce qui s’est passé la nuit de la mort de cette dernière.

J’ai menti à tout le monde. Je ne savais pas quoi faire. J’étais en état de choc. J’avais la tête qui tournait, dit-il.

Je voulais juste sortir de là et continuer ma journée.

Une citation de :Bradley Barton, accusé

Cindy Gladue, une travailleuse du sexe métisse âgée de 36 ans, est morte après avoir perdu une importante quantité de sang. Elle avait subi une déchirure de la paroi vaginale de 11 cm. Selon un médecin légiste à la retraite qui a témoigné lors du procès, cette blessure n’aurait pu être causée que par une force extrême.

Avertissement  : le suivi de ce texte pourrait choquer certains lecteurs.

Bradley Barton admet avoir eu des relations sexuelles deux soirs d'affilée avec Mme Gladue lorsqu’il séjournait au motel Yellowhead Inn, à Edmonton, en juin 2011. Il affirme lui avoir inséré plusieurs doigts à l’intérieur du vagin à ces deux occasions.

Le soir de la mort de Cindy Gladue, il dit avoir remarqué du sang sur sa main. Après, raconte-t-il, Cindy Gladue est allée dans la salle de bain et il s’est endormi.

Bradley Barton soutient qu'il a découvert le corps sans vie de Cindy Gladue dans la baignoire de la salle de bain le lendemain matin.

Voir cela en me réveillant n’était pas très agréable, dit-il.

Recherches pornographiques

Trois mois avant la mort de Cindy Gladue, Bradley Barton a effectué plus de 900 recherches à caractère pornographique sur son ordinateur.

Une semaine avant l’incident, il a effectué sept recherches concernant des déchirures vaginales infligées par de gros objets.

Bradley Barton a affirmé au jury que ses recherches n’avaient pas abouti et qu’il n’était pas certain de la raison pour laquelle il a utilisé ce mot clé déchiré pour ses recherches.

C’était probablement plus facile à écrire que le mot "étiré". Je ne suis pas très bon en orthographe. "Déchiré" signifiait "étiré" pour moi, a-t-il expliqué à son avocat.

Bradley a également démenti avoir tenté de reproduire un fantasme sexuel ou de faire du mal à la jeune femme.

Je n’ai pas causé la mort d’une femme

Lors du contre-interrogatoire, la procureure de la Couronne, Julie Snowdon, a questionné l’accusé sur son comportement après avoir découvert le corps de Cindy Gladue.

Pourquoi avez-vous autant menti?, lui a-t-elle demandé.

Bradley Barton a répondu qu’il ne voulait pas que sa femme apprenne qu’il avait eu une relation sexuelle avec une autre femme.

Une chambre de motel avec un lit dont les couvertures sont défaites.

La chambre 139 du motel Yellowhead Inn, à Edmonton, découverte par les policiers après un appel concernant le corps sans vie d'une femme dans la baignoire.

Photo : COUR DU BANC DE LA REINE

Le fait que vous avez causé la mort d’une femme, c’est bien cela?, lui a demandé la procureure.

Je n’ai pas causé la mort d’une femme, a répondu Bradley Barton.

Vous insérez votre poing dans le vagin de Mme Gladue. [...] Elle est gravement blessée. Elle meurt d’une hémorragie. Comment pourriez-vous ne pas avoir causé sa mort?, a ensuite demandé la procureure de la Couronne.

Si j’ai causé sa mort, je ne savais pas que c’était le cas, a répondu l’accusé.

Bradley Barton a aussi admis avoir menti à ses collègues et aux policiers.

J’ai beaucoup menti. J’étais en état de choc. J’ai paniqué. Je ne savais pas quoi faire, a-t-il expliqué.

La procureure de la Couronne a soutenu que l’accusé a menti à la réception de l’hôtel en demandant la permission de retourner dans sa chambre, après avoir quitté l’hôtel, d’où il a ensuite appelé les secours.

Ce mensonge vous a permis de prétendre que vous n’étiez jamais parti, n’est-ce pas? [...] Vous ne paniquiez pas. Vous étiez en train de tout calculer, a-t-elle déclaré à l’accusé.

Pas du tout, lui a-t-il répondu.

Mentir par peur

Selon l’avocat de la défense, Dino Bottos, Bradley Barton aurait menti parce qu’il craignait de perdre son emploi et que sa femme et ses deux fils ne découvrent qu’il avait payé pour avoir une relation sexuelle.

Bradley Barton a perdu son emploi de camionneur lorsqu’il était en détention.

Nous avons perdu notre maison. J’ai fait faillite. [...] [Ma femme] et moi nous sommes séparés pendant deux à trois semaines. J’ai pratiquement tout perdu, a affirmé Bradley Barton.

Avec les informations de Janice Johnston et de La Presse canadienne

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