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13 ans de pénitencier pour un père incestueux

Il agressait sexuellement ses enfants plusieurs fois par semaine.

Le palais de justice de Trois-Rivières.

Le palais de justice de Trois-Rivières

Photo : Radio-Canada / Martin Chabot

Un père reconnu coupable d’avoir agressé sexuellement plusieurs fois par semaine ses 2 enfants durant une période de 6 ans écope d’une peine d’emprisonnement de 13 ans.

Entre le mois d’août 2012 et le mois d’avril 2018, l’homme aujourd’hui âgé de 51 ans a fait subir différents sévices sexuels à son garçon de 8 ans et à sa fille âgée de 7 ans au moment des premières agressions.

Dans la salle d’audience, le malaise était palpable au moment où le juge résumait la preuve entendue lors du procès.

Les agressions répétées, au moins deux fois par semaine selon l’une des victimes, pouvaient survenir à tout moment et prendre différentes formes.

Leur père pouvait s’introduire discrètement dans la salle de bain, alors qu’ils étaient sous la douche, s’arrêter brusquement en forêt lors d’une balade en VTT ou carrément les forcer à assouvir ses instincts en visionnant du matériel pornographique. Il exigeait au passage de reproduire certaines actions.

Les victimes ont fait preuve d’énormément de courage de venir témoigner à la cour à l’âge qu’ils ont… bien les représenter, c’est ce qui nous donne la motivation de continuer notre travail, explique Me Catherine Lacoursière, qui a dû lire des détails sordides et s’entretenir durant des heures avec ces jeunes victimes : un travail psychologiquement difficile.

Le Directeur des poursuites criminelles et pénales proposait une sentence de 15 à 18 ans d’emprisonnement. La défense a soumis au juge qu’une peine de 8 ans serait appropriée.

13 ans, c’est une peine sévère. C’est une peine qui reflète la gravité des infractions qui étaient reprochées. Ça reflète également la réprobation de la société envers les crimes contre les enfants, ajoute-t-elle.

L’abus de confiance et d’autorité peut entraîner de la détresse, de la souffrance et une perte d’estime de soi chez les victimes. La preuve a démontré que l’une des victimes s’est livrée à de l’automutilation après ces années difficiles.

C’est un dossier qui a nécessité un peu plus de finesse étant donné l’âge des plaignants. Ça a nécessité certaines mesures d’adaptation lors du procès, explique Me Martine Garceau-Lebel, qui avait la délicate tâche d’assurer la défense de l’accusé.

Pour protéger l’identité des victimes, nous devons forcément taire le nom de l’accusé qui, en retour de faveurs sexuelles, offrait certains privilèges aux enfants; que ce soit des cadeaux ou la permission d’inviter des amis à la maison.

Selon le récit présenté au tribunal, cette violence sexuelle lui servait aussi à punir les mauvais comportements à l’école.

C’est un dossier où les faits sont odieux et difficiles à entendre. Le juge l’a même mentionné dans son jugement, on a de la difficulté à mettre des mots sur la gravité de ces gestes-là, poursuit Me Lacoursière.

Sur le registre des délinquants sexuel

La peine de 13 ans de pénitencier est l’une des plus sévères imposées ces dernières années en Mauricie. Coupable de 13 chefs d’accusation, le père s’est aussi vu interdire de communiquer avec ses enfants tout au long de son incarcération.

À sa sortie, il ne pourra pas s’approcher d’un parc, d’une garderie, d’une école, d’un centre communautaire ou de tout autre endroit où des jeunes de moins de 16 ans pourraient se trouver, et ce, pour une période de 5 ans.

Il ne pourra pas non plus avoir un emploi ou faire du bénévolat dans des situations où il pourrait se trouver face à des gens de moins de 16 ans.

Il devra fournir un échantillon d’ADN au cours des prochains jours et sera inscrit au registre des délinquants sexuels, et ce, à perpétuité.

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