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Pas de contrôles policiers entre les régions, réitère Québec

Gros plan sur Geneviève Guilbault.

La vice-première ministre et ministre de la Sécurité publique du Québec en point de presse, Geneviève Guilbault, le 3 février 2021.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Le gouvernement Legault ne fera pas installer des points de contrôle pour limiter la circulation des citoyens entre les zones rouges et orange, a répondu mercredi la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, à l’opposition qui réclame la protection des secteurs à faible taux de COVID-19.

Ce n’est pas dans notre intention actuellement, a déclaré d’entrée de jeu la ministre de la Sécurité publique.

Premièrement, la santé publique ne nous recommande pas de faire des barrages policiers entre les régions, a-t-elle expliqué. On se fie toujours à la santé publique pour ce qui est des mesures en place.

Ça peut se comprendre en ce moment, a-t-elle poursuivi en expliquant que les policiers de la province sont déjà très occupés entre autres à veiller au respect du couvre-feu et des suivis de quarantaines des gens qui rentrent de l’étranger.

Souvenez-vous que depuis le 22 janvier nos policiers font ces visites… 1440 visites en une semaine. Et pour ce qui est du couvre-feu, la semaine dernière on avait 1084 contraventions qui ont été remises […] Nos policiers sont déjà très très occupés, a souligné Mme Guilbault.

Et on voit par le nombre de constats qu’effectivement ça fonctionne cette façon-là de surveiller les infractions.

On a 15 000 policiers au Québec et on est 8 millions, c’est impensable que chaque personne soit surveillée 24/7. Oui on s’en remet à la bonne foi.

Geneviève Guilbault, ministre de la Sécurité publique du Québec

Questionnée sur la possibilité que de nombreuses personnes des zones rouges profitent des vacances de la relâche scolaire pour envahir les secteurs touristiques situés en zone orange notamment en y louant des chalets, la ministre Guilbault a répété qu’il est très fortement déconseillé aux gens de se déplacer d’une région à l’autre, sans toutefois l’interdire.

Les personnes qui doivent se déplacer d’une région à une autre pour des raisons humanitaires ou de travail doivent pouvoir continuer de le faire, a souligné Mme Guilbault.

Au lendemain de l’annonce par le gouvernement Legault de l’assouplissement des mesures de confinement dans certaines régions qui sont classées orange en raison de leur faible taux de cas de COVID-19, les partis d’opposition demandent au gouvernement de prendre des mesures actives pour protéger ces secteurs.

Dans ces régions, les gens pourront notamment bénéficier de l'ouverture des restaurants, des gyms et de la pratique de sports intérieurs et d’une prolongation du couvre-feu jusqu’à 21 h 30. La Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, le Bas-Saint-Laurent, l'Abitibi-Témiscamingue, le Saguenay–Lac-Saint-Jean, la Côte-Nord et le Nord-du-Québec bénéficieront de ces privilèges, alors que tout le reste de la province demeurera en zone rouge jusqu’à nouvel ordre.

Vacances en zones orange

L’opposition redoute notamment qu’à la faveur du congé de la relâche scolaire qui arrive, un nombre important de résidents des zones rouges se rendent dans les zones orange et relancent par le fait même la contagion dans ces secteurs si aucune mesure n’est prise pour empêcher les déplacements interrégionaux.

Il s’agit-là d’un angle mort dont doit tenir compte le gouvernement Legault, selon le co-porte-parole de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois.

Gabriel Nadeau-Dubois au micro, devant les journalistes.

Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-parole de Québec solidaire, en point de presse le 3 février 2021.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

M. Legault a été très prompt à critiquer sévèrement Justin Trudeau pour son incapacité à contrôler les frontières extérieures, a-t-il déclaré en point de presse. La même question se pose à l'intérieur du Québec, et c'est dans la cour du premier ministre.

Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-parole de Québec solidaire

Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, estime quant à lui que la Sûreté du Québec doit être vigilante et ne pas hésiter à remettre des constats d’infraction aux gens des zones rouges qui se rendront dans les zones orange sans une raison valable.

M. Plamondon suggère également au gouvernement Legault d’interdire la location de chalets dans les zones orange par des gens qui résident en zone rouge.

Code couleur arbitraire

Paul St-Pierre Plamondon au micro devant les journalistes.

Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, en point de presse le 3 février.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Les péquistes déplorent également la façon arbitraire avec laquelle le gouvernement Legault a renié le code de couleur qu’il avait lui-même mis en place à l’automne de sorte que des régions qui devraient être classées jaune ou verte demeurent soumises aux règles des zones orange.

L’orange est le nouveau rouge, a souligné le porte-parole du PQ en santé, Joël Arsenault. Ceux qui espéraient pouvoir retrouver la situation d’avant les Fêtes se retrouvent un peu floués et trahis dans la mesure où ils ont fait leur effort pour rétablir la situation, mais maintenant les règles demeurent encore extrêmement lourdes.

La cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade, estime elle aussi que des barrages policiers seraient nécessaires pour veiller à l’application des règles qui interdisent les déplacements entre régions.

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