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Pas de contrôle routier dans l'Est-du-Québec, même pour la semaine de relâche

Sur la route 132, des voitures sont arrêtées et un policier parle à un  conducteur.

Québec n'a pas l'intention d'installer un barrage routier à La Pocatière, comme le demande le Parti québécois (archives).

Photo : Radio-Canada / Samuel Ranger

Même si les déplacements non essentiels seront toujours déconseillés dans les prochaines semaines, les résidents de zones rouges ne se buteront pas à des barrages policiers s'ils se déplacent en zones orange. Les directeurs de santé publique du Bas-Saint-Laurent et de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine s'inquiètent davantage des rassemblements illégaux que des déplacements.

Malgré la division de la province en deux paliers d'alerte, rouge et orange, dès le 8 février, le premier ministre François Legault n'a pas l'intention d'ériger des barrages routiers pour limiter les déplacements interrégionaux.

La mise en place d'un barrage routier à La Pocatière, comme le demande notamment le Parti québécois, coûterait trop cher, selon le directeur de santé publique Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, Dr Yv Bonnier-Viger.

Pour être vraiment certain que le barrage soit efficace, ça prendrait quasiment l'armée sur place pour bloquer toutes les routes. Alors c'est une mesure certainement très efficace, mais qui coûte extrêmement cher.

Une citation de :Yv Bonnier-Viger, directeur de santé publique Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine
Yv Bonnier-Viger lors d'un entretien sur Skype.

Le directeur de la Santé publique pour la Gaspésie et les Îles-de-la-Madeleine, Yv Bonnier-Viger (archives)

Photo : Radio-Canada / Capture d'écran Skype

De plus, la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, précise que les forces policières n'ont pas les ressources nécessaires à la mise en place de barrages.

Nos policiers sont déjà très, très occupés par d'autres mesures, entre autres le couvre-feu et les suivis de quarantaine des gens qui reviennent de voyage. Depuis le 22 janvier, nos policiers font ces visites, 1440 visites en une semaine, rappelle-t-elle.

Dr Bonnier-Viger ajoute que les policiers pourraient cependant être appelés à procéder à des vérifications aléatoires sur les routes, afin de s'assurer de la pertinence des déplacements interrégionaux. Ces déplacements ne sont pas interdits, mais déconseillés.

Il y a un couvre-feu qui continue de s'appliquer jusqu'à 21 h 30, donc ça élimine la possibilité que des gens décident de venir au Bas-Saint-Laurent pour faire la fête jusqu'à tard dans la nuit, souligne de son côté le directeur régional de santé publique, Dr Sylvain Leduc.

Il reste que les déplacements peuvent nous inquiéter si les gens ont prévu de faire des rassemblements, ajoute-t-il du même souffle.

Le directeur régional de santé publique pour le Bas-Saint-Laurent, le docteur Sylvain Leduc, a expliqué pourquoi les barrages routiers ne sont pas privilégiés par la santé publique cette fois-ci.

Selon lui, les barrages ont été efficaces en avril dernier parce que l'ensemble de l'activité économique était en pause. La situation ne sera pas la même, le 8 février prochain.

Attention aux rassemblements dans les relais

Malgré ces quelques assouplissements, comme l'heure repoussée du couvre-feu en zone orange, tout rassemblement intérieur demeurera interdit après le 8 février jusqu'à nouvel ordre. Les policiers vont donc continuer d'intervenir lors de rassemblements illégaux, autant dans les résidences que dans les relais de motoneigistes.

Ce qui nous inquiète également, c'est le déplacement des motoneiges. En ce moment, on a une activité accrue des motoneigistes qui se réunissent dans des relais.

Une citation de :Sylvain Leduc, directeur de santé publique du Bas-Saint-Laurent

Par contre, Dr Leduc assure qu'il n'y a pas de risque majeur à ce qu'une famille provenant de l'extérieur de la région décide de louer un chalet au Bas-Saint-Laurent sans se rassembler avec d'autres personnes.

On voit le médecin sur écran.

Le docteur Sylvain Leduc en vidéoconférence (archives)

Photo : Radio-Canada

Ce qui nous a donné une chance cet été et qui va nous donner une chance encore cette année, c'est que quand les gens visitent notre région, ils visitent des infrastructures hôtelières, des restaurants et commerces qui font respecter les règles sanitaires, assure-t-il.

Des précisions à venir sur les activités parascolaires

Les salles de sports pourront rouvrir, mais les activités sportives de groupe demeurent interdites à l'intérieur.

Quand on avait des activités sportives de groupe, comme les ligues de hockey, on a eu de très nombreuses éclosions, alors ça fait en sorte qu'on est plus prudents, explique Dr Leduc.

Pour les activités de groupe à l'intérieur, les sports collectifs à l'intérieur, ça va prendre encore quelque temps, ajoute-t-il.

Il affirme que des précisions seront faites prochainement concernant les activités parascolaires et d'autres activités sportives.

Dr Leduc insiste également sur le fait que le virus qui provoque la COVID-19 circule toujours dans la région.

La diminution du nombre de cas ne signifie pas la disparition du virus. Il va falloir rester extrêmement vigilants.

Une citation de :Dr Sylvain Leduc, directeur de santé publique du Bas-Saint-Laurent

D'ailleurs, la santé publique du Bas-Saint-Laurent compile cinq nouveaux cas de COVID-19 mercredi.

La vaccination reprend

Dr Leduc affirme qu'une livraison de 1300 doses du vaccin contre la COVID-19 de Moderna doit arriver d'un jour à l'autre, ce qui permettra de reprendre la vaccination.

Quant au vaccin de Pfizer-BioNTech, la prochaine livraison de doses est attendue dans deux semaines. En janvier, Pfizer avait annoncé des retards dans ses livraisons au Canada.

À la fin février, on espère avoir vacciné 10 000 personnes de plus, affirme Dr Leduc.

Jusqu'à maintenant, 4960 doses ont été administrées au Bas-Saint-Laurent, selon l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

En Gaspésie et aux Îles, 6323 personnes ont reçu une première dose du vaccin, selon l'INSPQ.

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