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L'Île-du-Prince-Édouard autorise ses pharmaciens à vacciner contre la COVID-19

Une femme masquée administre un vaccin.

L'Île-du-Prince-Édouard autorise ses pharmaciens à vacciner les gens contre la COVID-19 (archives).

Photo : La Presse canadienne / Frank Gunn

Radio-Canada

Le gouvernement de l'Île-du-Prince-Édouard a modifié sa loi afin de permettre aux pharmaciens d’administrer des vaccins contre la COVID-19, mais leur association professionnelle estime qu’il faudra du temps avant qu’ils puissent faire cela.

Le changement à la loi sur les professions de la santé, qui entrera en vigueur le 6 février, ajoute la COVID-19 à la liste des maladies contre lesquelles les pharmaciens peuvent administrer des vaccins. La liste comprend aussi la diphtérie, l’hépatite A et B, le zona, le virus du papillome humain, l’influenza, la coqueluche, la maladie pneumococcique, la rage et le tétanos.

Environ 170 pharmaciens dans la province sont autorisés à administrer des vaccins aux patients de 18 ans et plus.

Mais le Collège des pharmaciens de l’Île-du-Prince-Édouard estime que ses membres ne pourront probablement administrer un vaccin contre la COVID-19 que si Santé Canada en approuve un plus facile à entreposer que les deux autorisés à l’heure actuelle et qui sont produits par les entreprises pharmaceutiques Pfizer-BioNTech et Moderna.

Le défi de l’entreposage des vaccins

La température d’entreposage recommandée pour le vaccin de Moderna est de -20 degrés Celsius et celle pour le vaccin de Pfizer-BioNTech est -70 degrés Celsius. Cette dernière recommandation a poussé une entreprise locale de transformation du thon à prêter au gouvernement provincial deux congélateurs à ultrabasse température.

Santé Canada pourrait approuver jusqu’à cinq autres vaccins pour lesquels le gouvernement fédéral a conclu des ententes d’achat. On s’attend à ce qu’au moins deux d’entre eux, ceux des fabricants Johnson & Johnson et Novavax, puissent être entreposés dans des réfrigérateurs à une température ordinaire de 2 à 8 degrés Celsius.

Le premier ministre Justin Trudeau a annoncé, mardi, une entente avec la pharmaceutique américaine Novavax qui prévoit que des dizaines de millions de doses de son vaccin candidat contre la COVID-19 seront fabriquées à Montréal. Novavax compte produire son vaccin dans de nouvelles installations du Conseil national de recherches du Canada (CNRC), à condition qu'il soit approuvé par Santé Canada, a précisé M. Trudeau.

Vaccination en plusieurs vagues

La médecin hygiéniste en chef de l’Île-du-Prince-Édouard, Heather Morrison, a expliqué au Comité permanent sur la santé et le développement social, en janvier, que les pharmaciens pourraient faire partie d’une deuxième vague de vaccination, qui est prévue pour les mois d’avril à juin.

La Dre Morisson estime aussi que l’appui des pharmaciens dépend de l’approbation d’un vaccin qui peut être entreposé à une température de 2 à 8 degrés Celsius.

Durant la deuxième vague de vaccinations, la province pourrait disposer de suffisamment de doses pour commencer à s’approcher de la demande, selon la Dre Morrison.

C’est à ce point, a-t-elle précisé, que le gouvernement cherchera des partenaires en matière de vaccination, dont les pharmaciens et les infirmières qui prodiguent des soins à domicile.

Un écran sur la porte du congélateur indique -80 degrés.

Ce congélateur conserve des échantillons à -80 degrés Celsius, ce qui serait suffisant pour l’entreposage du vaccin anti-COVID-19 de Pfizer-BioNTech qui doit être gardé à -70.

Photo : Radio-Canada / Michel Nogue

La Dre Morrison a ajouté que les dentistes ont aussi offert leur appui pour vacciner le public, mais que leur aide n’est pas nécessaire dans un avenir prévisible. Selon elle, les médecins, le personnel infirmier de la santé publique et les pharmaciens pourront administrer jusqu’à 11 000 doses de vaccin par semaine lorsqu’une telle quantité sera disponible.

La deuxième vague de vaccination s’adresse aux personnes âgées d’au moins 70 ans, puis à celles âgées d’au moins 65 ans, aux professionnels de la santé qui n’auront pas été vaccinés durant la première vague et à d’autres travailleurs essentiels, dont les policiers, les pompiers et les ouvriers des services publics.

Les vaccins seront offerts à l’ensemble de la population durant la troisième vague qui doit commencer durant l’été 2021.

Avec les renseignements de Kerry Campbell, de CBC

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