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L'Outaouais demeure en zone rouge : réactions et explications

Une affiche lumineuse indique qu'un commerce est ouvert, à Gatineau.

Le 8 février, les commerces non essentiels, les salons de coiffure, les musées et les bibliothèques pourront rouvrir leurs portes partout au Québec.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Le gouvernement du Québec a annoncé mardi qu’à compter du 8 février les commerces non essentiels, les salons de coiffure, les musées et les bibliothèques pourront rouvrir leurs portes partout au Québec; les activités extérieures seront de nouveau permises en petits groupes et d'autres règles seront adoucies dans six régions.

Ce sera aussi le retour du code de couleurs, alors que six régions reviennent en zone orange. L’Outaouais demeure en zone rouge, ce qui fait fortement réagir les gens de la région.

À la lumière des derniers bilans sur la COVID-19 en Outaouais, qui tendent à montrer un ralentissement de la propagation du virus, le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, attend des explications des autorités, qui placent toujours l’Outaouais dans une zone d’alerte rouge.

S’il y a des raisons de le faire [rester en zone rouge] sur le plan de la santé publique, je vais me rallier à un gouvernement en situation de crise qui a de l’expertise en santé publique. Mais si on ne nous l’explique pas, il y a pas mal de gens qui vont penser [...] que c’est une injustice. Il faut expliquer la décision. On ne peut pas juste nous mettre dans le même moule que tout le monde. On n'est pas pareils depuis le début, on est meilleurs, a affirmé M. Pedneaud-Jobin, mardi.

Pour sa part, André Fortin, député de Pontiac et leader parlementaire de l’opposition officielle à l’Assemblée nationale du Québec, s’est dit déçu que l’Outaouais ne passe pas en zone orange

Plusieurs d’entre vous sont déçus que l’Outaouais, et particulièrement le Pontiac, ne se retrouve pas en zone orange. Je partage votre déception et surtout vos questions, a-t-il écrit dans une publication Facebook. 

André Fortin répond aux questions des journalistes dans les couloirs de l'Assemblée nationale.

Le porte-parole libéral en matière de santé et de finances publiques et député de Pontiac, André Fortin

Photo : Radio-Canada

J’ai cru entendre le gouvernement mentionner trois critères pour passer à l'orange : le nombre de cas, la stabilité du nombre de cas et l’impact sur le système hospitalier. Pour le nombre de cas actifs, nous sommes environ au même point que le Saguenay ou l’Abitibi. Le nombre de nouveaux cas annoncés quotidiennement n’a pas grandement changé au cours des deux dernières semaines. Enfin, il y a présentement quatre hospitalisations liées à la COVID-19 dans la région, poursuit-il. 

En effet, quatre personnes seulement sont hospitalisées dans l'unité COVID de l'Hôpital de Hull.

En entrevue mardi à Radio-Canada, le ministre responsable de l'Outaouais, Mathieu Lacombe, avait expliqué que d'autres facteurs devaient être considérés.

On prend en considération le nombre d'éclosions, qui est à la baisse, c’est clair, mais on prend aussi le nombre de cas actifs, les hospitalisations. On est une région frontalière, donc, c'est à prendre en considération. On considère aussi la capacité du système hospitalier. Quand vous prenez tout ça, on est près de la ligne, on est sur la frontière.

Le ministre Lacombe a donné plus de précisions mercredi en disant que la région n’a pas ce que ça prend pour changer de zone d’alerte.

Ça peut avoir l'air simple de regarder combien d’hospitalisations on a, quatre, de dire qu'on n’a personne aux soins intensifs, donc pourquoi est-ce qu'on ne pourrait pas basculer nous aussi en orange, mais la réalité, c’est que c’est plus complexe que ça, explique M. Lacombe en entrevue à l'émission Les matins d'ici. Il y a la capacité du réseau hospitalier; est-ce qu'on est capable de traiter tout le monde si les cas remontent en flèche?

Et puis, il y a notre situation géographique aussi, continue le ministre Lacombe. On est collé sur Ottawa [...] ça fait de nous une région de 1,5 million de personnes, donc on ne peut pas se comparer au Saguenay.

Déception dans la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau

En entrevue à l’émission Les matins d’ici mercredi, Chantal Lamarche, préfète de la MRC de la Vallée-de-la-Gatineau, s’est dite déçue que sa région n’ait pas basculé en zone orange.

Je suis déçue parce que, depuis le début de la pandémie, je demande au gouvernement de ne pas nous mettre dans les chiffres de l’Outaouais, parce qu’on est souvent noyé dans les chiffres de l’Outaouais, soutient-elle.

Je suis [aussi] très déçue parce que les gens ont écouté, ont vraiment respecté les consignes depuis des mois; là, ça va mieux, et on reste dans le rouge. On pensait qu'au moins la restauration aurait été ouverte. On a quand même 25 cas sur 100 000, ça justifie notre demande. On ne comprend pas, honnêtement, conclut Mme Lamarche.

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