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Harcèlement généralisé au ministère des Anciens Combattants, selon un sondage

Deux hommes se disputent au bureau devant des collègues.

Répondant à un sondage, plus d'un employé sur trois affirme avoir été victime d'une forme de harcèlement.

Photo : iStock / AndreyPopov

La Presse canadienne

L'un des syndicats qui représentent les fonctionnaires du ministère des Anciens Combattants tire la sonnette d'alarme sur ce qu'il qualifie de harcèlement et de discrimination généralisés au sein du ministère.

Le Syndicat des employés du ministère des Anciens Combattants affirme avoir sondé plus de 350 de ses quelque 2700 membres, l'automne dernier : il a constaté que plus d'un répondant sur trois avait été victime d'une forme de harcèlement en milieu de travail.

Le syndicat, affilié à l'Alliance de la fonction publique du Canada, affirme que le sondage a également révélé qu'un répondant sur cinq avait déclaré avoir été victime de discrimination en raison de son origine, de son genre, de son orientation sexuelle ou d'un autre motif.

Nous ne devrions pas constater autant de cas de discrimination par harcèlement au sein du ministère, a estimé mardi la présidente nationale du syndicat, Virginia Vaillancourt. Et certains de ces cas sont au niveau de la haute direction.

Mme Vaillancourt soutient que le syndicat, qui représente les travailleurs de première ligne et le personnel administratif des bureaux des Anciens Combattants à travers le pays, avait déjà fait part de ses préoccupations au ministère, mais elle n'est toujours pas satisfaite de sa réponse à ce jour. Ils disent toujours qu'ils valorisent la santé mentale des employés et qu'ils veulent s'assurer que les gens ont un lieu de travail exempt de harcèlement, a-t-elle déclaré. Mais ce n'est pas la réalité de ce à quoi nos membres sont confrontés au quotidien.

Le sondage du syndicat a révélé plus de discrimination et de harcèlement signalés que lors d'une autre enquête menée par le gouvernement chaque année au sein de toute la fonction publique. En 2019, cette enquête avait révélé que 13 % des fonctionnaires d'Anciens Combattants avaient été victimes de harcèlement et 5 % victimes de discrimination. Ces deux résultats représentaient une baisse par rapport à l'année précédente.

La porte-parole aux Anciens Combattants, Emily Gauthier, a soutenu que le ministère avait pris des mesures pour réduire la discrimination et le harcèlement, notamment grâce à une formation et à un nouveau centre de sécurité au travail.

Interrogée sur les écarts entre les deux sondages, Mme Vaillancourt a soutenu que les répondants étaient plus francs avec le sondage de leur syndicat parce qu'ils le prenaient plus au sérieux et qu'ils ne craignaient pas les représailles.

Le ministère des Anciens Combattants subit des pressions importantes ces dernières années pour faire face à un afflux croissant de demandes d'aide provenant d'anciens militaires souffrant de maladies et d'incapacités. Cet afflux n'a pas été épongé par un investissement supplémentaire des libéraux dans le ministère, qui a été considérablement réduit il y a près de dix ans dans le cadre des efforts de réduction budgétaire du gouvernement conservateur précédent.

Mme Vaillancourt a d'ailleurs indiqué que la plupart des cas de harcèlement et de discrimination signalés par le personnel provenaient de l'interne, y compris des superviseurs, mais certains cas venaient aussi de vétérans mécontents des délais interminables – parfois avec de la cyberintimidation.

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