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Les résultats de l’enquête sur Clearview AI seront présentés mercredi

Une femme regarde une caméra qui scanne son visage et un logiciel lui colle plusieurs critères de reconnaissance.

La technologie de reconnaissance faciale de Clearview AI peut identifier quelqu'un à partir d'une seule photo.

Photo : getty images/istockphoto / SDI Productions

Radio-Canada

Les résultats de l’enquête conjointe des autorités de protection de la vie privée du Canada, de l'Alberta, de la Colombie-Britannique et du Québec sur l’utilisation de la technologie controversée de reconnaissance faciale Clearview AI doivent être rendus publics à 11 h 30 (HNE).

Cette enquête est survenue à la suite de la diffusion de reportages dans divers médias alléguant que l’entreprise collectait des informations personnelles, notamment des photographies, sans le consentement des personnes concernées et qu’elle portait ainsi atteinte à la vie privée.

Même si l’entreprise américaine a cessé ses activités au Canada, les autorités de protection de la vie privée souhaitent déterminer si Clearview AI a contrevenu aux lois canadiennes sur la protection des renseignements personnels.

Les autorités de réglementation [...] ont convenu d’élaborer ensemble des orientations à l’intention des organisations – y compris les organismes d’application de la loi – sur l’utilisation de la technologie biométrique, dont la reconnaissance faciale, indique un communiqué du Commissariat à la protection de la vie privée du Canada datant du 21 février 2020.

Reconnaître une personne à partir d’une photo

Clearview AI a mis sur pied un logiciel qui permet d’identifier une personne à partir d’un seul cliché. Une fois cette personne identifiée, l'algorithme répertorie toutes les images publiques sur lesquelles cette personne est apparue. Il trouve également des informations personnelles au sujet de cette personne comme son numéro de téléphone, son occupation et parfois même son adresse.

Les géants Twitter, Google et Facebook ont d’ailleurs mis en demeure Clearview AI, en février 2020, pour s’être servie de photos hébergées sur leur site web afin de créer sa base de données, ce qui contrevient à leurs conditions d’utilisation.

La liste volée des plus de 2200 clients de l’entreprise d’intelligence artificielle, l’année dernière, a permis de confirmer l’utilisation de l’application par la Gendarmerie royale du Canada, qui avait d’abord nié ces allégations, et par plus d’une trentaine de services policiers canadiens.

Le commissaire à la vie privée du Canada, Daniel Therrien, a ouvert une autre enquête concernant l'utilisation du logiciel par ces corps policiers.

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