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Coupes forestières : Émilise Lessard-Therrien veut protéger les érablières

Une chaudière accrochée à une érable avec en arrière plan la cheminée d'une cabane à sucre qui fume.

La députée de Québec solidaire souhaite protéger les érablières des coupes forestières. (archives)

Photo : Radio-Canada

Désiré Kafunda

La députée de Québec solidaire Émilise Lessard-Therrien déplore que les coupes forestières prévalent sur tous les autres usages de la forêt.

Émilise Lessard-Therrien interpelle le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, et dit s’inquiéter pour les activités comme l’acériculture.

Elle lui demande notamment d’interdire formellement les coupes forestières commerciales dans les érablières qui sont en activité ou qui ont le potentiel de le devenir.

Nous ce qu’on demande, c’est vraiment d’interdire les coupes forestières dans les érablières qui sont en activité sur les terres publiques ou qui auraient le potentiel de se développer et vraiment de revoir l'harmonisation entre les différents usages de la forêt pour mieux protéger les activités acéricoles et garantir la viabilité des entreprises locales, dit-elle.

Inquiétude des acériculteurs

La députée de Québec solidaire dit avoir été informée de la situation il y a de cela un an. C’est une problématique qui avait été portée à notre attention l’hiver dernier, en janvier 2020. On avait organisé une table avec les acériculteurs de l’Abitibi-Témiscamingue [basés] à forte proportion au Témiscamingue, qui nous avaient parlé de ces enjeux-là qu'ils vivent, révèle-t-elle. Face aux inquiétudes des acériculteurs, le gouvernement s’était montré rassurant.

Il y avait des gens du ministère qui étaient présents à cette rencontre-là et qui nous disaient ‘’faites-vous en pas, ce n’est pas dans les pratiques au ministère, on ne souhaite pas aller là’’.

Une citation de :Émilise Lessard-Therrien, députée de Québec solidaire

Les acériculteurs ont des érablières situées sur des terres publiques avec des baux d’exploitation commerciale. Ils sont inquiets parce que la coupe forestière est dans les environs de leurs érablières et limite leurs possibilités de développement, estime Émilise Lessard-Therrien.

De son côté, le ministre Dufour a indiqué avoir rencontré les acériculteurs en septembre dernier. Seulement 18 % des entailles d’érablières se font en terre publique, insiste-t-il.

Ça veut dire que la production acéricole, normalement, elle se fait en terre privée. En terre privée, ce qu’il faut bien comprendre, il y a 134 000 producteurs de terres privées au Québec et il y en a seulement que 29 000 qui font en fin de compte de la coupe forestière dans leur territoire, ajoute-t-il.

Pierre Dufour reconnaît qu’il y a une volonté d’améliorer le secteur des affaires privées pour faire plus de travaux forestiers, mais souligne que ce n'est pas fait au détriment des acéricoles.

Il dit comprendre les inquiétudes des acériculteurs. Lorsqu’on a fait notre présentation de la stratégie nationale de production du bois, ils n’ont pas entendu leur nom [...] c’est sûr et certain que si j’étais un acéricole, si j’étais dans leurs bottines, je serais un peu comme eux, dit-il. Le cabinet du ministère est  en train de travailler à les rencontrer.

Nous on est là, on est prêt à les rencontrer. J’ai demandé qu’une rencontre soit organisée [pour] leur parler justement d’une stratégie acéricole qui va s’en venir au courant de l'année 2021, conclut-il.

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