•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
Une affiche placardée sur un commerce indique : zone rouge, nous sommes fermés temporairement. De retour dès que la région passera en zone orange.

Les restaurants et les salles de spectacle restent fermées en Estrie.

Photo : Radio-Canada / Simon Rail-Laplante

Radio-Canada

La région de l’Estrie demeurera au palier rouge, a annoncé le premier ministre du Québec, François Legault, mardi, lors de son point de presse.

Le gouvernement a toutefois annoncé quelques assouplissements aux mesures actuelles.

Les magasins, les salons de coiffure et les musées pourront rouvrir dès le 8 février.

De plus, jusqu'à quatre personnes provenant de quatre foyers différents pourront faire des activités extérieures.

Quant aux étudiants des cégeps et universités, ils pourront reprendre graduellement les cours en présentiel, selon la capacité de chaque établissement.

Le couvre-feu, pour sa part, est maintenu.

Les restaurateurs déçus mais pas surpris

Du côté des restaurateurs sherbrookois, la déception est palpable. On n’est pas très surpris. On s’y attendait. Personne n’était dans un projet d’ouverture à court terme. On se doutait fortement que ça allait rester comme ça pour encore quelques semaines, fait savoir Mélanie Alain, copropriétaire du restaurant L’Empreinte et coprésidente de l’Association des gens d’affaires de Sherbrooke.

Toutefois, le moral est globalement bon, assure-t-elle. Tout le monde est prêt pour une une réouverture. On a hâte, mais on veut le faire de la bonne façon. Le mot d’ordre pour tout le monde est qu’on veut rouvrir, mais pas à avoir à refermer quelques semaines plus tard parce que ça engendre des coûts astronomiques pour les restaurateurs, poursuit-elle.

Jamal Zerouali, propriétaire du restaurant Baladi au centre-ville de Sherbrooke, sur la rue Wellington Nord, trouve la situation particulièrement difficile. Ce n'est pas quelque chose de facile. C'est un lourd fardeau. Personnellement, je ne fais pas la livraison. Uber, ça coûte trop cher, je ne fais pas de profit, regrette-t-il.

Même s'il y a des aides et tout ça, il ne faut pas oublier qu'il faut le salaire à soi-même pour nourrir à la maison. Tu as des choses à payer à la maison. Il n'y a pas juste le restaurant à tenir en vie, il faut tenir en vie autre chose, poursuit-il.

Soupir de soulagement des salons de coiffure

De leur côté, les salons de coiffure poussent un soupir de soulagement. On a eu un temps des Fêtes beaucoup moins intense qu'en temps normal. Ensuite, on s'est fait imposer la fermeture jusqu'au 11 janvier, initialement. On attend la réouverture avec impatience. Pour nous, c’est de retourner vers une santé financière, souligne Andy Buntic, co-propriétaire des salons L2D, à Sherbrooke.

David Lacoste, directeur général du Musée d'histoire de Sherbrooke, souhaitait que l'établissement puisse rouvrir ses portes. Les musées, c'est de la culture. Les gens ont besoin de soupapes, et la culture, ça fait partie de ces soupapes-là. Dans les musées, on est capable de contrôler les visiteurs à l'entrée, de faire un suivi. C'est plus facile que dans un centre commercial, dit-il.

Seulement six régions en zone orange

Dans la province, six régions passent en zone orange. Il s’agit de la Gaspésie-Îles-de-la-Madeleine, du Bas-Saint-Laurent, de l’Abitibi-Témiscamingue, du Saguenay-Lac-Saint-Jean, de la Côte Nord et du Nord-du-Québec.

Dans ces six régions, les restaurants, salles d'entraînement, théâtres et cinémas pourront rouvrir.

Ce sont les seuls changements qu’on peut faire, a indiqué François Legault.

Les décisions relatives aux changements de paliers ont été prises en considérant plusieurs facteurs, a souligné le directeur de la santé publique, le Dr Horacio Arruda.

La capacité hospitalière devient excessivement importante. Il y a le nombre de cas, le nombre d'éclosions, le nombre de nouveaux cas déclarés actifs et on ne se le cachera pas, la situation dans les zones limitrophes pour éviter des déplacements de personnes pour revenir réensemencer des zones adéquates, actuellement, explique-t-il.

Tant le premier ministre que le directeur de la santé publique ont mentionné que la situation s’améliore et que les efforts des Québécois ont donné des résultats. La bataille n’est pas finie, a-t-il néanmoins tenu à préciser François Legault.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !