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La pandémie a accéléré leur retour en Abitibi-Témiscamingue

Trois femmes et des chiens marchent de dos sur un lac glacé l'hiver.

Plusieurs ont fait le choix de s'établir en région pour fuir la pandémie.

Photo : Elisabeth Carrier

Ils avaient pris la décision de quitter l’Abitibi-Témiscamingue, pour les études, pour le travail, pour s’exiler. Ils ont pris la décision de revenir, ou encore, leur retour s’est fait de façon précipitée en raison de la pandémie. Voici le portrait de trois personnes de l’Abitibi-Témiscamingue qui estiment que le plus bel endroit où résider en contexte de pandémie, c’est dans la région.

Anthony étudiait à Montréal jusqu’à tout récemment. Confiné dans son logement secteur Côte-des-Neiges, il apprécie les grands espaces depuis son retour dans la région il y a quelques semaines.

C’est un réconfort de savoir que ta région va toujours être là, peu importe s’il y a une crise, peu importe les choses qui arrivent. Ça réconforte de savoir que tu peux finir un devoir, finir un cours Zoom, sortir dehors et aller faire de la raquette ou du ski de fond , raconte Anthony Dallaire.

Une photo professionnelle d'Anthony Dallaire.

Anthony Dallaire

Photo : gracieuseté

« Des fois, ça arrivait que je passe ma journée entière dans ma chambre. »

— Une citation de  Anthony Dallaire, étudiant en communication à l’Université de Montréal

À quelques mois d’obtenir son baccalauréat en communication, il considère même entamer une carrière en Abitibi-Témiscamingue.

Se rapprocher de sa famille

Marie-Pier Lebel et son conjoint sont aussi originaires de la région. Ils ont fait un retour aux sources, en Abitibi-Ouest, en juin dernier. Un retour accéléré en raison de la pandémie.

Ici, on a plus d’espace. Là-bas, on vivait dans un logement à quatre unités, on était plus entassés. On ne savait pas si ça allait empirer, il y avait les barrages dans le parc. On voulait que le déménagement se fasse le plus vite possible , explique Marie-Pier Lebel.

Près de sa famille, elle affirme que le contexte actuel est beaucoup plus facile à vivre dans sa région natale.

Devenir son propre patron

Une jeune esthéticienne pose dans son local, souriante.

Myriam Godbout dans son salon d'esthétique à Ville-Marie

Photo : gracieuseté

Myriam Godbout avait déjà fait le choix de revenir au Témiscamingue, après quelques années à travailler en Estrie.

La pandémie et le contexte de confinement ont toutefois accéléré le processus. Elle a même décidé de créer son entreprise d’esthétique à Ville-Marie.

La pandémie a fait en sorte que ça a devancé mon déménagement. Je ne suis pas retournée à Sherbrooke pour terminer mon cours, je l’ai complété à Rouyn , affirme-t-elle.

Aujourd’hui, même si son travail a été mis sur pause pendant quelques semaines, elle ne regrette aucunement son choix.

Plus d’accompagnements

Même si le nombre de nouveaux arrivants est quelque peu inférieur en 2020 comparativement à l’année précédente, les Carrefours jeunesse emploi de la région ont accompagné plusieurs personnes désireuses de fuir les zones rouges. Parmi elles, des gens qui font des retours aux sources, mais aussi de nouveaux arrivants, des immigrants.

La pandémie, ça amène les gens à se repositionner et à se dire ouf ça a été quelque chose vivre le confinement. On a vu des gens dire moi je veux revenir en région, ou je veux me trouver un emploi pour me permettre de découvrir la région, croit l’agente de concertation régionale pour le projet Attraction des Carrefours jeunesse emploi de l'Abitibi-Témiscamingue, Peggie Lapointe.

Attirer, accueillir et retenir en contexte de pandémie

Les Carrefours jeunesse emploi de la région n’ont pas eu le choix, depuis mars dernier, de modifier leurs activités d’attraction, d’accueil et de rétention dans le but de respecter les consignes sanitaires.

Les séjours exploratoires, où des gens de l’extérieur visitent habituellement la région et rencontrent des employeurs, ont dû être remplacés par des activités virtuelles.

C’était vraiment important d’offrir des séjours exploratoires. Sur l’ensemble de la région, il y a eu des séjours exploratoires virtuels qui ont été développés avec des vidéos, des captures, du montage web. Ça a permis aux gens de se faire une idée de ce que chacun des territoires a à offrir , explique Peggie Lapointe.

Le défi pour les agents Place aux jeunes consiste aussi à accueillir les nouveaux arrivants en période de confinement.

Les activités d’accueil, d’intégration et de réseautage, c’est une des forces de notre équipe. Dans un contexte de confinement, tout le monde est tanné des fameux Zooms. L’équipe a fait preuve de créativité. Ils ont quand même tenté de bien accueillir sur le territoire les nouveaux arrivants et de leur faire découvrir de nouveaux secteurs, leur permettre de se réseauter en virtuel , se réjouit l’agente de concertation régionale pour le projet Attraction des Carrefours jeunesse emploi de l'Abitibi-Témiscamingue.

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