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Réouverture des commerces au Québec : les propriétaires de l’Outaouais se disent prêts

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Certains commerces, comme les salles d'entraînement, demeureront fermée après le 8 février.

Photo : Radio-Canada / Jacques Corriveau

Radio-Canada

Plusieurs commerces de l’Outaouais seront autorisés à rouvrir leurs portes le 8 février prochain. C'est une bonne nouvelles pour certains, mais trop peu trop tard pour d'autres.

La fin de semaine dernière, le premier ministre a laissé entendre qu'il souhaitait donner de l'air à l'économie de la province.

Les commerces non essentiels ont été forcés de fermer leurs portes le 25 décembre.

Le premier ministre du Québec, François Legault a annoncé mardi un assouplissement des mesures en place pour freiner la propagation de la COVID-19. Parmi les relâchements prévus dès lundi prochain, les commerces non essentiels, dont les salons de coiffure, les magasins de meubles, d'articles de sports et les grandes surfaces, pourront rouvrir partout au Québec. Les centres commerciaux seront aussi autorisés à rouvrir leurs portes en assurant d'interdire le flânage.

À partir du 8 février, le Québec sera également divisé en deux couleurs, soit orange et rouge. L’Outaouais restera toutefois en zone rouge, a indiqué le premier ministre.

un salon de coiffure vide.

Fermés au Québec depuis le 24 décembre dernier, les salons de coiffure ont dû débourser beaucoup d'argent pour adapter leurs lieux aux nouvelles normes de distanciation physique.

Photo : Radio-Canada / Ron Boileau

En Outaouais, plusieurs propriétaires sont fébriles à l'idée de pouvoir rouvrir leur commerce lundi.

Nous on est juste heureux, soutient Stéphane Drouin, copropriétaire du Salon Nük Coiffure à Gatineau.

Il y a eu zéro cas dans les salons de coiffure, je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas rouvrir tous les [commerces de] soins personnels au Québec. On va reprendre toutes les mêmes consignes, c'est rendu une routine.

Stéphane Drouin, copropriétaire du Salon Nük Coiffure
Photo de face de l'homme lors d'une entrevue via Facetime.

Co-propriétaire, Salon Nük Coiffure à Gatineau.

Photo : Radio-Canada

Selon lui, l’organisation des rendez-vous et le rappel des clients sur la liste d’attente sera une tâche laborieuse, mais qui pourra être réalisée avec l'aide de son équipe d’ici la fin de la semaine.

On espère de rouvrir, avoir un chiffre d'affaires et prendre soin de nos clients, ajoute M. Drouin. Mais, c'est au-delà de l'aspect monétaire, nous on a un lien avec nos clients, c'est comme des amis, alors on a bien hâte de pouvoir retourner et s'occuper d'eux.

Est-ce que ça sera suffisant?

C'est sûr que ça va nous donner de l'oxygène, puisqu’on est fermés avec seulement service à l'auto et réservations en ligne depuis longtemps, soutient Alain Brisson, propriétaire de Marc Sports, La Source du Sport à Gatineau.

Portrait de l'homme lors d'une entrevue Facetime.

Alain Brisson, propriétaire du magasin Marc Sports, La Source du Sport à Gatineau, se réjouit de la réouverture des commerces, mais ne croit pas que ça sera suffisant.

Photo : Radio-Canada

Il ne croit pas que cette réouverture sera suffisante pour des entreprises comme la sienne. Il souhaitait que la région passe au orange. Le hockey organisé, par exemple, représente 75 % de son chiffre d’affaires dans la région, mais sa pratique demeure interdite.

Notre manne en ce temps-ci de l'année, c'est le hockey organisé dans les arénas. On a besoin de plus que ça parce que depuis le mois de septembre, on est confiné en zone rouge, le hockey [organisé] c'est remis sur la tablette.

Alain Brisson, propriétaire, Marc Sports, La Source du Sport

Il évalue ses pertes à environ 2 millions de dollars depuis mars 2020.

À la chambre de commerce de Gatineau, on espérait que l’annonce soit à la hauteur des efforts effectués par la communauté des affaires du Québec.

On a demandé beaucoup d'efforts de la part des centres de conditionnement physique et des restaurateurs avant le confinement du 25 décembre, ces gens-là ont répondu avec beaucoup de flexibilité, est-ce qu'on peut leur faire confiance maintenant, demande Stéphane Brisson, président par intérim de la Chambre de commerce de Gatineau.

Les restaurants, cela fait un bout de temps que c'est fermé. Si on peut donner un peu d'air à cette industrie, ça pourrait en sauver plusieurs, ajoute-t-il.

Selon lui, 8 restaurants sur 10 ne sont pas rentables en ce moment dans la région.

Le maire de Gatineau veut des explications

À la lumière des derniers bilans sur la COVID-19 en Outaouais qui tendent à démontrer un ralentissement de la propagation du virus, le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, attend des explications des autorités qui placent l’Outaouais toujours dans une zone d’alerte rouge.

S’il y a des raisons de le faire [rester en zone rouge] au niveau de la santé publique, je vais me rallier derrière un gouvernement en situation de crise qui a de l’expertise en santé publique. Mais si on ne nous l’explique pas, il y a pas mal de gens qui vont penser [...] que c’est une injustice. Il faut expliquer la décision. On ne peut pas juste nous faire passer dans le même moule que tout le monde. On n'est pas pareil depuis le début, on est meilleurs, a affirmé le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, mardi.

Avec les informations de Ismaël Sy et de Frédéric Pepin

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