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Jean-François Roberge, debout, parle au milieu des députés. Derrière lui, François Legault l'observe.

Le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge, en a fait l'annonce.

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada

Les écoliers du Québec peuvent être rassurés : la traditionnelle semaine de relâche aura lieu comme prévu cette année, a confirmé mardi le ministre de l'Éducation, Jean-François Roberge.

La semaine de relâche aura bel et bien lieu cette année. On respecte les conventions collectives. On respecte le calendrier scolaire, a-t-il indiqué en point de presse.

Selon le ministre, la décision a été prise après des consultations menées auprès de la Fédération des comités de parents du Québec, des syndicats, les associations de direction d’école et de cadres ainsi que des ordres professionnels.

Il y a vraiment une unanimité dans le réseau scolaire. [...] Déjà, il y a de l'essoufflement dans le réseau scolaire, mais dans un mois, un mois encore d’enseignement avec des mesures sanitaires exigeantes, je pense que tout le monde aura besoin de cette pause.

Une citation de :Jean-François Roberge, ministre de l'Éducation du Québec

Depuis le 5 janvier, 1530 écoles du Québec ont rapporté au moins un cas positif de COVID-19. Le 29 janvier, on comptait aussi 1008 classes fermées dans la province, soit 101 de plus que la veille.

Le nombre d'écoles fermées a aussi augmenté. Il est passé de trois à cinq pour la même période. Mais malgré cette tendance à la hausse, les écoles ne représentent actuellement que 15 % des 1300 éclosions recensées au Québec, soit deux fois moins qu'avant les vacances de Noël.

Certaines voix se sont élevées au Québec ces dernières semaines pour évoquer l'annulation de la semaine de relâche. Cela était en partie alimenté par le souvenir que les voyages à l'étranger faits par des familles à cette occasion ont contribué à la propagation de la COVID-19 dans la province, lors de la première vague.

Selon le ministre Roberge, le fait qu'Ottawa se soit récemment entendu avec les compagnies aériennes du pays pour annuler tous les voyages vers les Caraïbes ou le Mexique constitue en ce sens un facteur rassurant.

Décision prochaine sur la pondération des bulletins

Le ministre Roberge a aussi indiqué qu'il tranchera prochainement sur la valeur des deux seuls bulletins qui seront remis aux élèves du primaire et du secondaire cette année.

Il dit vouloir prendre sa décision en observant le taux d'échec constaté dans les écoles de la province, une donnée qu'il recevra exceptionnellement cette année. Cette donnée sera d'ailleurs rendue publique en toute transparence, a-t-il assuré.

Je vais recevoir dans les prochains jours des résultats pour le premier bulletin, et je vais tracer la ligne sur la pondération sur le premier versus le deuxième bulletin. Parce que ce qui est important, c’est de garder nos jeunes motivés.

Une citation de :Jean-François Roberge, ministre de l'Éducation du Québec

Interrogé sur la possibilité qu'un grand nombre d'élèves se retrouvent en situation d'échec au terme de la première des deux sessions, M. Roberge s'est montré optimiste.

Il a rappelé que les examens du ministère ont déjà été annulés pour cette année, et que les enseignants devront évaluer leurs élèves en vérifiant s'ils ont acquis les savoirs essentiels.

Je pense qu'en se donnant cette latitude, et en élaguant un peu dans certaines compétences et certains objectifs, on va être capables d’avoir un taux de réussite très intéressant, a-t-il avancé.

Mais il faut faire attention, ça va prendre plus qu’un an, surmonter ce retard-là. J’en suis convaincu. Je suis convaincu qu’il va falloir faire des mesures d’adaptation et changer notre façon de faire même pour la prochaine année scolaire, peut-être même les deux prochaines années scolaires.

Une citation de :Jean-François Roberge, ministre de l'Éducation du Québec

Moi, je pense qu’il faut être flexible, a-t-il poursuivi. On a fait beaucoup de choses depuis le début de l’année et je suis prêt à corriger le tir encore si c’est vraiment ce que demande le réseau pour aider les élèves.

Le ministre a cependant nié qu'il se prépare à réduire les exigences. Les savoirs essentiels, ce n’est pas baisser les standards. C’est se concentrer sur les notions qui sont des préalables aux notions suivantes. Moi, je pense que c’est une nuance très importante, a-t-il fait valoir.

Roberge pense éviter la grève

M. Roberge s'est par ailleurs montré circonspect au sujet du mandat de cinq journées de grève dont se sont dotés les membres de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), mécontents que les négociations entre leur syndicat et le Conseil du Trésor durent depuis un an.

Il soutient qu'une conversation récente avec la présidente du Conseil, Sonia LeBel, l'a convaincu que les négociations allaient avancer, et qu'une entente pourra être conclue rapidement avec les syndiqués de l'enseignement, sans que les mandats de grève soient exercés.

Quand ça fait un peu plus d’un an qu’il y a des négociations, c’est normal que la tension monte, a-t-il dit. Ce n’est pas quelque chose qu’on souhaite, mais c’est dans l’ordre des choses, ça arrive à chaque négociation : juste avant de conclure, il y a une espèce de paroxysme.

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