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Un « malentendu » jure Michel Venne, qui nie toute inconduite sexuelle

Il marche dans le corridor, accompagné par son avocate

Michel Venne, au palais de justice de Québec, le 2 février 2021.

Photo : Radio-Canada / Yannick Bergeron

L'ex-journaliste Michel Venne l'a répété à plusieurs reprises, il s'agit d'un malentendu.

Accusé d'avoir fait des attouchements sexuels à une adolescente en 2008, l'homme de 60 ans a entamé sa défense au sixième jour de son procès.

La semaine dernière, la plaignante a raconté comment son patron, à l'époque, lui aurait mis la main près de ses parties intimes devant l'hôtel où elle logeait.

Venne a expliqué comment il avait voulu lui faire la bise, avant de partir.

Au moment où il a mis sa main sur l'épaule droite de son employée, elle a attiré son attention en lui pointant quelque chose au loin.

En se tournant pour regarder, sa main est restée sur l'épaule de l'adolescente de 17 ans.

J'ai senti qu'elle n'aimait pas ça.

Une citation de :Michel Venne

Selon son témoignage, la plaignante a fait un mouvement vers l'avant et il a du même coup retiré son bras.

Michel Venne a comparé l'événement à une conversation où deux personnes commencent à parler en même temps.

Il peut y avoir une petite confusion, a illustré l'accusé.

Il dit l'avoir rassurée sur-le-champ en lui signifiant qu'elle n'avait rien à craindre de lui, qu'il s'agissait d'un geste amical.

Répétant que c'était un malentendu, il a juré n'avoir jamais fait d'avances sexuelles à la plaignante.

La présumée victime accuse aussi son ancien patron de lui avoir mis la main sur la cuisse, lors d'une course en taxi.

Un geste que Venne nie catégoriquement.

Lise Payette

L'accusé a expliqué dans quel contexte il avait pris contact avec Lise Payette, une femme qu'il connaissait de réputation seulement.

Lise Payette sur le plateau de <i>Tout le monde en parle </i> en 2016

Lise Payette sur le plateau de Tout le monde en parle en 2016

Photo : Radio-Canada/Karine Dufour

Alors qu'il était sur le point de devenir le grand patron du Devoir, en 2015, des rumeurs ont commencé à circuler.

J'étais démoli. Je tenais à ce poste et tout s'écroule à cause d'une rumeur non fondée.

Une citation de :Michel Venne

Alors qu'il se demande comment se battre contre une rumeur, un ami lui suggère de demander conseil à Lise Payette.

Je n'avais plus rien à perdre, a indiqué Michel Venne, qui a pris contact avec l'ex-ministre d'État à la Condition féminine.

Après lui avoir exposé son problème, madame Payette a suggéré qu'elle rencontre la présumée victime.

La lettre

Après avoir rencontré la jeune femme, Mme Payette lui a téléphoné, lui révélant avoir en sa possession une lettre signée de la main de la plaignante, le disculpant.

J'étais surpris, il n'avait jamais été question de ça , a affirmé Michel Venne.

Après avoir récupéré la lettre, il est allé la porter à son avocat chargé d'examiner ses recours face au Devoir, le journal l'ayant finalement écarté du poste de direction.

La copie de la lettre récupérée par Michel Venne est identique, à une différence près, à celles déposées par la poursuite après les avoir obtenus du fils de Lise Payette.

Le contenu est le même, mais les signatures de Lise Payette et de la présumée victime sont un peu décalées.

En observant les deux versions, devant le juge, Venne a constaté les légères différences.

Il n'y a pas eu d'explications supplémentaires dans le cadre du procès pour faire la lumière sur ces différences.

Lors de son témoignage, la plaignante a dit avoir signé une seule copie de cette lettre.

Contre-interrogatoire

Lors de son contre-interrogatoire, Venne a convenu qu’il comptait sur un bon réseau social, en raison de son travail à l’époque.

Il a indiqué que son rôle lui permettait d’avoir plusieurs contacts, dans le monde politique notamment.

Il a aussi avoué qu’il n’avait pas raccompagné aucun autre employé à l’hôtel, durant le séjour à Québec.

Le procureur de la poursuite va poursuivre son contre-interrogatoire mercredi.

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