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COVID-19 : l'opposition dénonce « l'entêtement et le retard » de Québec

Dominique Anglade en point de presse à l'Assemblée nationale du Québec.

La cheffe de l’opposition officielle du Québec, la libérale Dominique Anglade, affirme que le gouvernement Legault doit « sortir du mur-à-mur et penser région par région », en ce qui a trait aux mesures pour contrer la pandémie.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Radio-Canada

À quelques heures de l’annonce, par Québec, d’assouplissements du confinement, l’opposition demande des mesures adaptées à la situation de chaque région. Et elle qualifie d'« entêtement » l'attitude du gouvernement Legault en matière de dépistage rapide de la COVID-19.

Mardi, alors que les travaux reprenaient à l'Assemblée nationale, les partis d'opposition ont successivement fait part de leurs attentes vis-à-vis du gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ).

Réouverture des commerces non essentiels, poursuite du couvre-feu, retour des codes de couleurs : ce sont ces sujets que le gouvernement de François Legault devrait aborder en fin d'après-midi dans une conférence de presse très attendue.

Le point de presse du premier ministre Legault de 17 h sera diffusé sur ICI RDI, ICI Télé et Radio-Canada.ca.

Pour la cheffe de l’opposition officielle, la libérale Dominique Anglade, il faut se sortir du mur-à-mur et penser région par région.

On doit tous être solidaires, mais il faut reconnaître que certaines régions doivent pouvoir avoir de l'oxygène, a-t-elle poursuivi en substance.

Paul St-Pierre Plamondon tient un document dans ses mains.

Paul St-Pierre Plamondon en point de presse à Québec demandant au gouvernement Legault des assouplissements aux mesures sanitaires.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

De son côté, le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon, ne voit pas pourquoi Québec maintiendrait le couvre-feu dans les régions qui comptent peu de cas de COVID-19. Il demande par conséquent sa levée au Bas-Saint-Laurent, en Gaspésie, sur la Côte-Nord, en Abitibi et au Saguenay–Lac-Saint-Jean.

Paul St-Pierre Plamondon demande au gouvernement de respecter et d’appliquer le code de couleurs qu’il a lui-même instauré. C’est important de ne pas changer en cours de route les codes de couleurs et de demeurer cohérent, a-t-il rappelé.

On demande une approche qui n’est pas mur-à-mur, mais bien une approche par région qui est respectueuse du schème scientifique que le gouvernement a lui-même imposé à la population.

Paul St-Pierre Plamondon, chef du PQ

Code de couleurs ou pas, Dominique Anglade rappelle au gouvernement qu'il doit faire preuve de clarté en annonçant les mesures.

« Retard » et « entêtement »

L'opposition réclame du gouvernement de François Legault qu'il n'hésite pas à recourir aux tests de dépistage rapide du coronavirus.

Pour l'opposition officielle, l'hésitation du gouvernement Legault à déployer les tests de dépistage rapide rappelle sa lenteur à recommander le port du masque, avec ce que ça a donné comme conséquences.

Selon la critique libérale en matière de santé, Marie Montpetit, les tests de dépistage rapide, lorsqu'ils sont bien utilisés, peuvent faire la différence dans la lutte contre la COVID-19. Mme Montpetit reproche au gouvernement de faire preuve d'entêtement dans ce dossier.

La cheffe libérale ajoute, elle, qu'il est impératif que le gouvernement du Québec dispose d'un plan, d'une logistique, pour déterminer comment seront utilisés ces tests de dépistage rapide.

De l'avis du premier ministre Legault, ces tests de dépistage rapide ne sont pas la solution miracle. Pendant ce temps, en Ontario, le gouvernement commence à multiplier les projets pilotes et achète des millions de ces tests.

M. St-Pierre Plamondon, faisant référence à la province voisine, a rappelé que la science n’est pas différente en Ontario de ce qu’elle devrait être au Québec.

Gabriel Nadeau-Dubois en point de presse à l'Assemblée nationale du Québec.

Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-parole de Québec solidaire, critique le retard pris par le Québec selon lui dans l'utilisation des tests de dépistage rapide.

Photo : Radio-Canada / Sylvain Roy Roussel

Le co-porte-parole de Québec solidaire (QS) s'insurge contre ce qu'il qualifie de retard de Québec pour ce qui est des tests de dépistage rapide. Gabriel Nadeau-Dubois estime que le Québec se prive ainsi d'outils pour lutter contre la pandémie.

Parce qu'un outil n'est pas parfait, ou ne règle pas tous les problèmes, on ne l'utilise pas, dit-il. C'est le même argument qui a été servi à l'époque pour le masque et [...] les purificateurs d'air, a-t-il rappelé.

« Plus de transparence »

Aux yeux de Mme Anglade, le gouvernement Legault n'en fait pas assez pour lutter contre la pandémie.

Lorsqu'on voit les enjeux dans les écoles en matière de ventilation, par rapport au dépistage et au respect des quarantaines, on voit qu'il y a encore du travail à faire du côté du gouvernement pour remplir sa part du contrat.

Dominique Anglade, cheffe du PLQ

Mme Anglade réclame du gouvernement :

  • qu'il rende publics les avis écrits de la direction de santé publique;
  • qu'il révèle les mesures additionnelles qu'il prévoit adopter dans le but de prévenir des éclosions et faire respecter les quarantaines;
  • qu'il explique quels sont les risques associés aux différents variants de la COVID-19 et de quelle manière il évalue ces risques-là.

S'occuper de la santé mentale

Les enjeux relatifs à la santé mentale continuent de préoccuper l'opposition, qui avait tiré la sonnette d'alarme à ce sujet en novembre dernier.

M. St-Pierre Plamondon a rappelé au gouvernement l’importance de permettre aux gens de faire de l’exercice.

À la lumière des chiffres dont on dispose, on demande la réouverture des gyms, des centres de conditionnement physique et la réouverture également des sports qui peuvent être pratiqués en toute sécurité, a-t-il déclaré.

De notre point de vue, oui les commerces c’est important, mais la santé mentale et la santé physique des Québécois sont tout aussi, sinon plus importantes que la santé économique.

Paul St-Pierre Plamondon, chef du PQ

Selon le PQ, les centres de conditionnement physique disposent déjà de tout le matériel nécessaire pour faire respecter la distanciation dans leurs locaux. C’est déjà dans les mœurs de laver les appareils avant et après. Avec des mesures claires, ce ne sera pas un foyer d’éclosion, ce n’en était pas un à l’automne.

Avec les informations de La Presse canadienne

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