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Vaccins : 100 millions de doses administrées dans le monde

Une femme reçoit une injection.

Une infirmière administre le vaccin Pfizer-BioNTech contre la COVID-19 à une femme au Michener Institute, à Toronto.

Photo : Getty Images / CARLOS OSORIO

Agence France-Presse

Plus de 100 millions de doses de vaccins contre la COVID-19 ont été administrées dans le monde, moins de deux mois après le lancement début décembre des premières campagnes de vaccination de masse, selon un bilan de l'AFP.

Mardi, à 8 h GMT, au moins 101 317 005 injections avaient été réalisées dans au moins 77 pays ou territoires, selon un comptage réalisé par l'AFP à partir de sources officielles.

Israël est, de loin, le pays le plus en avance dans la course à l'immunisation. À ce jour, plus du tiers (37 %) de la population a reçu au moins une injection. Un Israélien sur cinq (21 %) a même reçu la seconde dose, complétant ainsi le processus de vaccination.

Tous les vaccins actuellement en circulation dans le monde nécessitent deux doses pour conférer une immunisation optimale.

Les pays à revenu élevé (au sens de la Banque mondiale), qui n'hébergent que 16 % de la population mondiale, concentrent 65 % des doses administrées dans le monde. Outre Israël, il s'agit, pour l'essentiel, de pays nord-américains, européens et du Golfe.

Dans le wagon de tête figurent le Royaume-Uni (9,8 millions de doses à 13,7 % de la population), les États-Unis (32,2 millions de doses, 7,9 %), les Émirats arabes unis (3,4 millions de doses, pas de données sur le nombre de personnes) ou encore la Serbie (6,2 %).

Dans l'Union européenne, 12,7 millions de doses ont été administrées à 2,3 % de la population. Parmi les 27, le podium se compose de Malte (5,4 %), du Danemark (3,2 %) et de la Pologne (3,1 %). La France est dans la moyenne : 1,5 million de doses ont été administrées à 2,2 % de la population.

Quant aux géants chinois et indien, classés dans des catégories de revenus intermédiaires, ils ont administré respectivement 24 et 4 millions de doses, mais sont à la traîne en proportion de leur population.

Un gros tiers de la population mondiale (35 %) habite dans des pays qui n'ont pas encore commencé à vacciner. Il s'agit, pour la plupart, de pays défavorisés, qui regardent et attendent, selon les termes du chef de l'Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, pourfendeur du nationalisme vaccinal.

À ce jour, aucun pays à faible revenu n'a entamé de campagne de vaccination massive. Ces pays attendent les premières livraisons, prévues ce mois-ci, du mécanisme COVAX, mis sur pied par l'OMS et l'Alliance pour les vaccins (GAVI).

Dans cette catégorie, la Guinée, qui a vacciné quelques dizaines de personnes dans le cadre d'une phase pilote, fait figure de pionnière.

Quelques rares pays riches, comme le Japon, la Corée du Sud ou l'Australie, n'ont pas non plus commencé à vacciner.

Sept vaccins sont actuellement en circulation dans le monde.

L'Amérique du Nord, l'Europe, Israël et les pays du Golfe ont majoritairement opté pour ceux développés par Pfizer-BioNTech (américano-allemand) et Moderna (américain), tandis que le vaccin britannique d'AstraZeneca-Oxford, qui va bientôt débarquer dans l'Union européenne après sa récente autorisation, est déjà injecté principalement au Royaume-Uni et en Inde, mais aussi en Birmanie, au Maroc ou au Sri Lanka.

L'Inde s'appuie aussi sur un vaccin développé localement, celui de Bharat Biotech.

Le vaccin Spoutnik V du centre russe Gamaleya est administré en Russie, mais également en Argentine, au Bélarus, en Serbie ou encore en Algérie.

Quant aux vaccins chinois, outre en Chine, celui de Sinopharm est notamment administré aux Émirats arabes unis, au Bahreïn, aux Seychelles, en Égypte, au Laos et en Serbie, et celui de Sinovac en Indonésie, au Brésil et en Turquie.

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