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Saint-André-du-Lac-Saint-Jean : l’église de la discorde

L'église de Saint-André-du-Lac-Saint-Jean en hiver.

L'église pourrait être convertie en centre communautaire, ce qui ne fait pas l'affaire de tous les élus de la municipalité de Saint-André.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Pepin

Radio-Canada

La conversion de l’église à Saint-André-du-Lac-Saint-Jean divise ses habitants depuis presque un an. Plusieurs citoyens et le maire désirent lui offrir un autre avenir, mais des conseillers municipaux appuyés par 200 signatures de résidents, réclament un projet qui ne sera pas déficitaire.

Face à des coûts élevés de chauffage, le conseil de fabrique a pris la décision de céder le bâtiment religieux en février 2020 à la Municipalité, pour la somme symbolique de 1 $.

Le maire, Gérald Duchesne, s’était rapidement montré favorable à un projet de conversion pour sa localité de 480 habitants.

Un comité a sondé la population et l’idée d’une salle de conditionnement physique pourrait être une possibilité, tout comme une salle de visionnement, pour l’avenir de l’église.

L'église de Saint-André-du-Lac-Saint-Jean, qui présente des signes de décrépitude.

L'église de Saint-André-du-Lac-Saint-Jean fait l'objet d'un différend à la table du conseil municipal.

Photo : Radio-Canada / Frédéric Pepin

Mais ces idées sont à l’origine d’un certain clivage à Saint-André-du-Lac-Saint-Jean.

En effet, la conseillère municipale Claudia Tremblay pense que le projet proposé par le maire de transformer le lieu endettera la Municipalité.

On ne veut pas que l’église soit démolie, mais notre premier but c’est de trouver quelque chose de rentable qui pourra payer les frais de chauffage, dit-elle.

D’ailleurs, une pétition lancée par des citoyens appuie le point de cette dernière. Près de 200 personnes l'ont signée et la citoyenne Nancy Lapointe l’a déposée au conseil municipal au cours des derniers jours.

On ne veut pas d’un projet déficitaire, on veut un projet qui va subvenir aux besoins du bâtiment.

Nancy Lapointe, citoyenne de la municipalité

Le maire pense que les citoyens ont une mauvaise compréhension du projet.

Je respecte l’avis des citoyens, mais si les gens comprenaient, on aurait beaucoup moins de réticence. J’ai été élu pour développer la municipalité et je suis aussi un citoyen, conclut-il.

Le maire compte toutefois aller de l’avant pour évaluer le taux d’amiante dans le bâtiment.

Selon des informations d'Annie-Claude Brisson

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