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« J’ai eu plus de problèmes avec [la réaction des] Blancs », dit Robert Lepage

Un homme assis devant un verre de vin sur le plateau d'une émission de télévision. Il porte des lunettes et un veston noirs.

Le comédien et metteur en scène Robert Lepage

Photo : Avanti Groupe / Karine Dufour

Radio-Canada

Le metteur en scène Robert Lepage est revenu dimanche, lors de l’émission Tout le monde en parle, sur la tempête déclenchée par ses pièces SLĀV et Kanata en 2018.

À l’été 2018, ces deux pièces avaient été annulées en raison d'une controverse portant sur la question de l’appropriation culturelle. 

SLĀV, qui portait sur l’esclavage, avait été critiquée pour son manque de personnes noires au sein de sa distribution. Et Kanata, qui revisitait l’histoire du Canada, avait été décriée pour l’absence de comédiens et comédiennes autochtones. 

Le soutien des groupes autochtones

Ça a donné lieu à un débat qu’il était important d’avoir. Ça a fait évoluer les mentalités, a déclaré Robert Lepage en entrevue avec Guy A. Lepage. 

J’ai eu beaucoup plus de problèmes avec [la façon dont] les Blancs ont réagi à tout ça, a-t-il ajouté.

Les interdictions que j’ai rencontrées ont été défendues beaucoup plus par les Blancs, par une presse canadienne-anglaise blanche, que par des groupes autochtones.

Une citation de :Robert Lepage, metteur en scène

L’homme de théâtre québécois a également souligné que ses discussions avec des Autochtones à la suite de la polémique provoquée par Kanata avaient été fructueuses. 

Les groupes autochtones, à la fin, nous ont souhaité le succès, ils nous ont dit : "Faites-le votre projet, faites-le dans le respect, et on veut vous dire qu’on est avec vous", a-t-il expliqué. 

Présent sur le plateau de Tout le monde en parle, l’ancien grand chef huron-wendat Konrad Sioui, qui vient de prendre la tête du conseil d’administration de la Société de l’assurance automobile du Québec (SAAQ), a pris la défense de son ami Robert Lepage.

Résidant juste à côté de Wendake, Robert Lepage a mis en scène des artistes autochtones et non autochtones dans la pièce de théâtre La tempête en 2011.

Robert a investi de l’argent et nous a beaucoup aidés, a-t-il dit. Robert a toujours eu cette conscience de former des comédiens et comédiennes, des acteurs et actrices de nos nations.

C’est normal de dénoncer, mais c’est normal aussi de reconnaître, a-t-il ajouté.

Robert Lepage a également défendu le fait que les comédiens et comédiennes puissent jouer l’Autre au théâtre. 

Cette conversation-là est importante, a-t-il souligné. [Être acteur, c’est] comprendre l’autre en le jouant. Évidemment, ça dépend comment on le fait, ça dépend des choix qu’on fait, si on le fait avec respect, avec goût. Moi, je pense qu’on peut faire ça.

La face cachée de la Lune en direct samedi

Le metteur en scène et dramaturge était invité à l’émission de Guy A. Lepage pour parler de La face cachée de la Lune, une pièce solo qu’il a créée et jouée en 2000 avant que le comédien Yves Jacques ne reprenne ce rôle.

Samedi, les deux hommes joueront La face cachée de la Lune en direct, pour la première fois ensemble, et le spectacle sera diffusé sur Télé-Québec. 

Yves Jacques jouera le personnage d’André, un flamboyant présentateur météo, et Robert Lepage incarnera Philippe, le philosophe passionné par la conquête de l’espace, dans cette pièce qui raconte la réconciliation de deux frères.

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