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Ottawa songe à des exemptions à ses nouvelles règles touchant les voyageurs

Un couple marche dans un corridor de l'aéroport Montréal-Trudeau.

Le gouvernement fédéral pourrait dispenser certains voyageurs de nouvelles mesures au moment de revenir au pays.

Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

Frais de 2000 $, obligation de s’isoler dans un hôtel : le gouvernement fédéral pourrait dispenser certains voyageurs des nouvelles exigences pour le retour au pays, annoncées la semaine dernière.

Le Bloc québécois réclame que les personnes qui se déplacent pour des motifs humanitaires ou pour un traitement médical à l’étranger, par exemple, bénéficient d’un assouplissement.

Des discussions sont en cours au sein de certains ministères, notamment ceux de la Santé et de la Sécurité publique, sur un possible régime d’exemption qui viserait certaines personnes qui entrent au pays.

Aucune décision n’a été prise pour le moment et les pourparlers se poursuivent.

La semaine dernière, Ottawa a annoncé un durcissement des mesures au retour de voyages internationaux, à quelques rares exceptions.

Les nouvelles obligations prévoient notamment que les voyageurs qui arrivent de destinations internationales subissent un test de dépistage à leur arrivée à l’aéroport. En attendant le résultat de ce test PCR, ils devront être hébergés dans un hôtel désigné par le gouvernement. Le coût du test et de l’hébergement sera assumé par les voyageurs et est estimé à 2000 $.

Or, le Bloc québécois demande que dans certaines situations précises, les voyageurs visés n’aient pas à payer de leur poche ces frais de quarantaine.

Le Bloc québécois proposait la semaine dernière que les quarantaines pour les déplacements humanitaires soient à la charge de l’État. La réunification familiale ou bien le traitement médical subi à l’étranger en sont des exemples, a déclaré par écrit Kristina Michaud, porte-parole bloquiste en matière de sécurité publique.

Le gouvernement fédéral n’en serait pas à ses premières exemptions en matière de voyages.

En octobre dernier, Ottawa avait assoupli ses restrictions à la frontière pour faciliter la réunification familiale, l’arrivée d’étudiants étrangers et pour permettre à des ressortissants étrangers d’entrer au pays pour des raisons humanitaires, comme prendre soin d’un proche en fin de vie ou assister à des funérailles.

Une exception pour les travailleurs étrangers?

Le bureau du ministre fédéral des Transports, Omar Alghabra, confirme que des discussions sont en cours pour déterminer si les travailleurs étrangers temporaires seront exemptés de certaines exigences.

Chaque année, des dizaines de milliers de travailleurs étrangers entrent au Canada, dont 50 000 à 60 000 dans le secteur agricole et de l'alimentation.

Officiellement, le bureau du ministre ne donne pas plus de détails.

Les personnes qui décident de voyager par avion pour des raisons non essentielles devront dans les semaines à venir se soumettre à un test de dépistage à l'arrivée et réserver une chambre pour 3 nuits à leurs propres frais, s’est contentée de rappeler une porte-parole du ministre, Amy Butcher.

À quand les changements?

Le gouvernement fédéral devrait indiquer au cours des prochains jours quand entreront en vigueur les nouvelles mesures et détailler de possibles exemptions.

M. Trudeau a déjà précisé que ce serait dans les deux premières semaines de février [...] et comme tout le monde le veut, on espère avoir des informations précises assez rapidement, a déclaré le président du Conseil du Trésor, Jean-Yves Duclos, lundi, à l’émission Tout un matin.

M. Duclos explique que des défis logistiques se posent et que le gouvernement s’affaire à trouver en mode accéléré les hôtels dans lesquels les gens devront séjourner à leur retour au pays.

Il faut faire les choses vite, mais il faut aussi les faire correctement, a-t-il souligné.

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