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La lettre de Lise Payette refait surface au procès de Michel Venne

L'homme qui porte un complet se dirige vers la salle d'audience

Michel Venne, au palais de justice de Québec, le jeudi 28 janvier 2021

Photo : Radio-Canada / Raymond Routhier/Radio-Canada

« C'est un cas assez exceptionnel », a convenu le procureur de la poursuite, Me Michel Bérubé, en expliquant qu'il souhaite soumettre un nouvel élément de preuve au procès de Michel Venne, soit la lettre de Lise Payette.

Alors que l'ex-journaliste accusé d'agression sexuelle sur une mineure devait amorcer sa défense lundi matin, le représentant du Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a informé le tribunal que le fils de Lise Payette a communiqué avec lui en fin de journée vendredi.

Le liquidateur de la femme décédée en 2018 avait en main des copies de la lettre signée par la plaignante, disculpant l'accusé.

Michel Bérubé.

Me Michel Bérubé, avocat de la poursuite

Photo : Radio-Canada

Trois copies

La semaine dernière, la présumée victime, qui s'est dite intimidée, a décrit comment Lise Payette s'y est prise pour lui faire signer la lettre, alors qu'elle réfute maintenant son contenu.

La jeune femme qui dit avoir été agressée en 2008 n'avait pas de copie du document.

Selon Me Bérubé, Daniel Payette a retrouvé trois copies de la lettre dans les effets personnels de sa défunte mère.

Les trois copies, dont deux signées par Lise Payette et la plaignante, se trouvaient dans une enveloppe au nom de cette dernière.

J'ai eu vent qu'une rumeur circule à l'endroit de Michel Venne. Je suis extrêmement navrée d'apprendre que celle-ci ait pu vous porter préjudice, peut-on lire dans la missive, dactylographiée.

Je vous donne ma parole. Cette histoire n'est pas fondée, est-il aussi écrit dans le court document rédigé en 2015.

Lise Payette.

Lise Payette

Lors d'un entretien téléphonique enregistrée par la plaignante avec Lise Payette, en 2017, cette dernière disait ne pas avoir conservé de copie de la lettre.

En apprenant l'existence des documents, le DPCP a mandaté des enquêteurs de la police de Québec pour les récupérer avant de les transmettre aux avocats de Michel Venne.

La plaignante revient témoigner

La présumée victime, qui a longuement été contre-interrogée la semaine dernière, a repris son témoignage lundi après-midi.

Contrairement à la semaine dernière, la jeune femme a pu témoigner par vidéoconférence.

Lors de son court interrogatoire, elle a confirmé l'authenticité de la lettre.

Avec ses questions, l'avocate de Michel Venne a voulu mettre en doute l'affirmation voulant que ce soit Lise Payette, elle-même, qui a dicté le contenu de la missive.

La témoin toutefois est restée sur ses positions.

Le procès se poursuit mardi.

Voici le contenu de la lettre déposée en preuve :

Bonjour,

J'ai eu vent qu'une rumeur circule à l'endroit de Michel Venne. Je suis extrêmement navrée d'apprendre que celle-ci ait pu vous porter préjudice. Je sais que ce ragot me concerne. C'est pourquoi il me semble important de rectifier les faits dès maintenant avant d'engendrer quelques dommages collatéraux irréparables.

Je vous donne ma parole. Cette histoire n'est pas fondée.

Je tenais à vous écrire ces quelques mots, car je ne voudrais pas détruire une famille inutilement.

Veuillez prendre note que cette missive est écrite sans aucune contrainte.

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