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Québec abolit le Centre national d’excellence en santé mentale

Une capture d'écran de la pagne d'accueil du site internet.

Québec a mis fin aux activités du Centre national d'excellence en santé mentale

Photo : Capture d'écran - Centre national d'excellence en santé mentale

Le Centre national d’excellence en santé mentale a mis la clé sous la porte, à la suite d'une décision de Québec. L’organisme créé en 2008 visait à instaurer de meilleures pratiques en santé mentale à travers la province. Cette décision, prise en catimini selon certains, inquiète bon nombre d’intervenants du milieu.

Il y a un avant et un après le Centre national d’excellence, explique le psychiatre à l’Institut universitaire en santé mentale de Québec, Marc-André Roy. Le Centre a mis en place des standards de pratique, a guidé la mise en place des services. C’est difficile pour chaque institution d’avoir l’expertise nécessaire pour accomplir toutes ces fonctions-là.

La psychiatre à l’hôpital de Granby, Geneviève Moss, craint de son côté que cette expertise accumulée au fil des ans se perde.

Ce sont des cliniciens qui sont des spécialistes de terrain qui travaillaient là. Un coup que ce centre n’existe plus, on ne sait pas si ça va rester, se désole-t-elle.

C'est beaucoup de déception, parce qu'on sait qu'en santé mentale, c'est difficile de constituer des équipes d'experts qui soutiennent des régions.

Une citation de :René Cloutier, directeur général, Réseau avant de craquer

Même son de cloche parmi les organismes communautaires. Le centre leur offrait régulièrement des formations.

Ce qui aurait été intéressant, c’est que le ministère consulte toutes les régions, toutes les équipes en santé mentale dans les différents CISSS et CIUSSS du Québec pour voir son impact en termes de soutien et d’expertise, mentionne René Cloutier, directeur général du Réseau avant de craquer, une fédération qui regroupe de multiples organismes qui travaillent à mieux entourer les personnes atteintes de maladie mentale.

Geneviève Moss et Marc-André Roy ont été surpris d’apprendre la fermeture.

Nous n’avons pas été consultés avant la décision d’abolir le centre, affirme M. Roy. Nous espérons vraiment faire partie des consultations en vue de mettre en place de nouvelles instances pour le remplacer.

Le ministère de la Santé et des Services sociaux a prévu une rencontre le 15 février pour présenter l’état de la situation et pour entendre les questionnements et les préoccupations.

Ni le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, ni le ministère de la Santé n’a souhaité accorder d’entrevues sur la question.

Plusieurs médecins, organismes et associations ont quant à eux signé une lettre pour témoigner de leurs inquiétudes. Le document, dont Radio-Canada a obtenu copie, sera envoyé cette semaine à Lionel Carmant, nous a-t-on indiqué.

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