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Un Réginois relance ses affaires pendant la COVID-19 en vendant du café rare au monde

Un jeune homme tient une tasse de café dans ses mains.

Le fondateur et directeur artistique de LeClair Media, Jeremy LeClair, a décidé de se concentrer sur LeClair Organics.

Photo : Jeremy LeClair

Radio-Canada

Cette pandémie a donné naissance à de nombreuses petites entreprises. Beaucoup ont fermé, certaines luttent pour se maintenir en vie et d'autres cherchent des moyens de développer leur activité. Jeremy LeClair appartient à cette dernière catégorie.

Jeremy LeClair est né, a grandi et a fait ses études à Regina. L'année dernière, il vivait à Vancouver et dirigeait une société de marketing appelée LeClair Media. Il est revenu dans les Prairies au début de la pandémie pour diriger son entreprise depuis Saskatoon. Lorsque la COVID-19 est arrivée, le marketing a été ralenti.

Le jeune homme a passé son temps à chercher des moyens pour payer les factures. Il s'est avéré que la réponse se trouvait juste devant lui, devant une tasse de café bien chaude.

Il a commencé à réfléchir à ce qui n'existait pas sur le marché du café avant d'avoir l'idée de créer des cafés rares. Après de nombreuses recherches, le jeune homme a lancé une nouvelle entreprise, LeClair Organics, puis a commencé à importer deux sortes de café les plus rares au monde.

Il y a environ 120 espèces de café, mais le monde n'en boit généralement que deux. J'exporte et je vends deux de ces cafés extrêmement rares, raconte le jeune homme.

Bien plus qu’un café

Selon Jeremy LeClair, environ 75 % des gens boivent du café arabica. Il est utilisé par Tim Hortons et Starbucks. Les 25 % restants boivent du robusta. Durant ses recherches, il a trouvé du café racemosa et liberica.

L'entrepreneur explique que le racemosa est cultivé dans une petite forêt côtière en Afrique du Sud. Ce grain possède un goût de réglisse et de chocolat, qu’il décrit comme étant boisé et terreux. Il contient également très peu de caféine.

Ce n'est pas votre tasse de café habituelle. Le coût non plus, selon l'entrepreneur. Le café racemosa est vendu à 60 dollars les 32 grammes. 

Ce dernier affirme que cela suffit pour faire cinq portions. Il le compare à l'achat d'une bouteille de champagne, l'équivalent de cinq portions pour quasiment le même prix.

Il déclare que s'il y avait un marché pour ce café, cela permettrait d'éviter la destruction d'une petite zone de forêt tropicale.

Vous créez une demande et vous aidez à sauver une espèce rare et l'habitat dans lequel elle est cultivée.

L'autre café que Jeremy LeClair importe est le liberica. Il explique que ce dernier est cultivé en Malaisie et qu'il a été planté vers 1900, lorsqu'une maladie fongique connue sous le nom de rouille du caféier ravageait les cultures.

La variété liberica est très différente, explique-t-il. Il est gros, en forme de goutte et de la taille d'un abricot. Il est plus difficile à cueillir, car il pousse sur un arbre d'environ 20 mètres de haut. Le haricot a une forte teneur en sucre, ce qui donne au café un goût différent. LeClair le vend à moins de 30 dollars pour 200 grammes. 

C'est moins cher que d'aller chez Starbucks, lance l'entrepreneur.

Ce dernier vend aussi un thé aux baies de café, connu sous le nom de thé aux cerises de café. Ce n'est pas aussi rare que les deux espèces de café, mais il présente des avantages pour l'environnement. Il utilise la baie rouge qui est séparée du grain.

La baie est généralement un sous-produit du café qui, jusqu'à maintenant, était considéré comme inutile. Elle ne se composte pas ou ne se décompose pas très bien, explique le jeune homme.

Les plantations de café seraient laissées avec des piles massives de ces baies et la forte teneur en sucre signifierait qu'elles accumuleraient des niveaux toxiques de moisissure.

Problèmes = solutions

En affaires, les plus gros problèmes sont généralement les plus grandes occasions.

Aujourd'hui, les plantations de café transforment ces baies de café pour qu'elles puissent être infusées comme du thé. Selon M. LeClair, les baies de café pourraient avoir autant de valeur que les grains de café.

L'entrepreneur indique que ces variétés rares de café font l'objet de commandes de partout au Canada. Il travaille actuellement avec des cafés de Saskatoon pour voir s'ils aimeraient vendre des tasses de café racemosa et liberica, ou du thé aux baies de café.

Pour l'instant, les amateurs de café peuvent commander en ligne.

Avec les informations de Sharon Gerein

Notre dossier COVID-19 : ce qu'il faut savoir

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